Police et citoyens : pourquoi le divorce persiste

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Trois policiers, le 11 octobre à Paris.
Trois policiers, le 11 octobre à Paris.

Un rapport du think-tank Terra Nova appelle à rétablir des relations de confiance entre la police et la population. En creux, c’est un bilan négatif de la gauche au pouvoir qui est fait.

Alors que le ras-le-bol policier sort à peine des radars de l’actualité, à la faveur d’un plan d’aide gouvernemental, deux ouvrages, publiés mercredi 3 novembre, rappellent qu’en France, la police souffre d’un important déficit de légitimité auprès de la population. Et que le quinquennat actuel n’a pas permis d’avancée majeure en la matière.

Dans un rapport intitulé « Police et population : pour des relations de confiance », le think-tank proche du Parti socialiste Terra Nova a entrepris de formuler un certain nombre de préconisations qui, en creux, dessinent le bilan peu flatteur de l’actuelle majorité. Le même jour, le chercheur Sebastian Roché publie De la police en démocratie (Grasset), un livre qui ne dit pas autre chose : « La gauche est arrivée au pouvoir et a semblé vouloir dire que l’égalité devant la police et la qualité du service étaient des enjeux, mais à l’arrivée, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent », observe l’auteur.

Un constat renforcé à l’heure où le malaise policier s’est exprimé avec force, et où les solutions ministérielles – faites de promesses de matériels et de réforme de la légitime défense – font justement l’impasse sur la question du rapport entre la police française et les citoyens.

Or, « relations difficiles entre police et public et malaise policier sont, dans une certaine mesure, deux facettes d’un même problème », considère Terra Nova. Car la confiance que les citoyens accordent à la police conditionne sa légitimité et, par c...

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