Polémique après de nouveaux tirs contre des policiers

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TIRS CONTRE DES POLICIERS À GRIGNY DANS L'ESSONNE
TIRS CONTRE DES POLICIERS À GRIGNY DANS L'ESSONNE

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a pris samedi la défense de l'"ordre républicain" après de nouveaux tirs contre des policiers dans un quartier de banlieue en France, des violences qui rappellent celles d'Amiens.

Trois policiers ont été blessés sans gravité dans la nuit de vendredi à samedi à Grigny (Essonne), en banlieue parisienne, essuyant des tirs de fusil de chasse après une intervention.

"Je demande à tous de prendre conscience que nous avons besoin de soutenir policiers et gendarmes dans ces quartiers", a dit le ministre de l'Intérieur, évoquant ces événements lors de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle.

"La gauche doit rétablir l'ordre républicain là où il y a un ordre de la jungle dans ces quartiers", a-t-il ajouté.

Les réactions polémiques n'ont pas tardé, notamment de la part du Front national.

"Les gouvernements passent, mais les voyous et les criminels restent, prospérant sur le terreau du laxisme et de l'impunité. Les jolies formules de Manuel Valls, qui succèdent aux bons mots des ministres de l'Intérieur précédents, n'y changeront rien bien sûr", dit le parti d'extrême droite dans un communiqué.

Les violences de Grigny ont également provoqué l'émotion dans les rangs des syndicats de policiers.

"Après Amiens, Grigny", déclare ainsi Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité SGP Police-Force ouvrière, dans un communiqué. "Les policiers ne vont pas pouvoir continuer à servir de cible", ajoute-t-il.

Le syndicat "condamne avec la plus grande fermeté cette généralisation des tirs à l'encontre des policiers qui se produisent maintenant sur l'ensemble du territoire national", lit-on dans le communiqué.

Dix-sept policiers avaient été blessés lors d'émeutes dans la nuit du 13 au 14 août dans un quartier sensible d'Amiens (Somme).

Une centaine de jeunes avaient affronté les forces de l'ordre, les policiers essuyant des tirs de chevrotine et des jets de projectiles.

Il s'agissait du premier test important pour le nouveau gouvernement socialiste en matière de violences urbaines, un phénomène apparu en France dans les années 1970 et qui ébranle par intermittence les quartiers sensibles des grandes villes.

Patrick Vignal, avec Gérard Bon à La Rochelle, édité par Marine Pennetier

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  • bercam01 le dimanche 26 aout 2012 à 01:00

    Manu Le Vendu est une brêle socialiste qui adressera ses condoléances à la famille du prochain flic mort dans l'exercice de ses fonctions tout en interdisant à ses troupes de riposter comme elles devraient le faire... pourquoi ? Parce que ces konnards de gauche ont plus peur de la caillera banlieusarde que de la colère des légions !

  • 2445joye le samedi 25 aout 2012 à 21:31

    Les policiers qui servent de cibles par arme à feu aux jeunes des banlieues, lesquels ne reçoivent en retour que des grenades lacrymogènes et ne sont même pas interpellés. Et le Ministre de l'Intérieur qui exhorte simplement à ce qu'on les soutienne moralement. Ahurissant!