Polémique à Marseille sur des caméras "anti-Roms"

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POLÉMIQUE À MARSEILLE SUR DES CAMÉRAS DE SURVEILLANCE DES ROMS
POLÉMIQUE À MARSEILLE SUR DES CAMÉRAS DE SURVEILLANCE DES ROMS

PARIS (Reuters) - La commande par la ville de Marseille de caméras de surveillance qui ont pour objectif affiché la surveillance des Roms ou des gens du voyage provoque l'indignation de responsables politiques locaux et d'une association de défense des Tziganes.

Cinq fiches descriptives de l'appel d'offre d'installation de 407 nouvelles caméras, publiées par le site d'information Marsactu (marsactu.fr), portent les mentions Roms ou gens du voyage dans la catégorie des objectifs de surveillance.

La ville de Marseille se contente d'indiquer dans un communiqué que "les lieux d'implantation ont fait l'objet d'une concertation avec la police nationale".

"Ces caméras sont destinées à montrer toutes les incivilités ou les actes de délinquance qui se dérouleraient dans leur périmètre d'observation", ajoute la mairie.

Mais cette surveillance d'une catégorie de population a ému des responsables politiques et associatifs locaux.

"Les populations Roms sont la cible d'une tentative de surveillance spécifique, en violation totale des principes fondamentaux des libertés publiques", a déclaré dans un communiqué Christophe Madrolle, vice-président MoDem de la communauté urbaine de Marseille.

"Stigmatiser les Roms une nouvelle fois en les présentant comme délinquants en puissance, ne pousse que plus encore à l'exclusion de ces derniers", ajoute-t-il, dénonçant "un clin d'?il au Front national".

"AMALGAME SCANDALEUX"

Rencontres Tziganes envisage également les suites judiciaires à donner à cette affaire.

"C'est un amalgame purement scandaleux entre Roms, gens du voyage et délinquance", a déclaré vendredi à Reuters Caroline Godard, responsable de l'association. "Ce n'est pas une erreur administrative anodine, nous sommes très inquiets de cette banalisation."

Cette polémique a lieu dans un climat de tension politique en France sur le traitement à réserver aux Roms.

SOS Racisme a annoncé lundi son intention de porter plainte contre le maire UMP de Nice Christian Estrosi et Jean-Marie Le Pen pour leurs propos virulents à leur encontre.

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a également indiqué qu'il étudiait des suites judiciaires contre l'élu niçois et le président d'honneur du Front national.

S'élevant dimanche dernier contre l'occupation illégale de terrains par des Roms à Nice, Christian Estrosi a dénoncé dimanche des comportements de "délinquants" et proposé de fournir à tous les maires de France son "mode d'emploi" pour les combattre.

Jean-Marie Le Pen avait qualifié pour sa part la présence de Roms à Nice d'"urticante" et "odorante", prédisant que 50.000 d'entre eux viendraient s'installer dans le sud de la France lors de l'ouverture des frontières à la Bulgarie et à la Roumanie en 2014.

François Revilla, édité par Yves Clarisse

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  • TL70190 le mercredi 17 juil 2013 à 20:19

    que les bien pensants et bienfaiteurs, prometteurs les recuperent chez eux avec de critiquer ceux qui ont le courage politique d'agir pour notre souveraineté !

  • jbellet le vendredi 12 juil 2013 à 18:00

    que ceux qui sont choqués les prennent chez eux et apres on discute

  • dub22 le vendredi 12 juil 2013 à 17:05

    Que l'on rende publique les statisitques sur le déliquance avant et pendant la présence de roms et autres gens du voyage... Ca risque de faire mal!!!! Mais non, on ne le fera pas trop risqué pour ce Gvt et sa bien pensance à sens unique et totalitaire!!!