Poitiers : le prof de philo soupçonné d'apologie du terrorisme fixé dans dix jours

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Poitiers : le prof de philo soupçonné d'apologie du terrorisme fixé dans dix jours
Poitiers : le prof de philo soupçonné d'apologie du terrorisme fixé dans dix jours

Jean-François Chazerans a pu s'expliquer. Pendant quatre heures, ce professeur de philosophie du lycée Victor-Hugo de Poitiers (Haute-Vienne) a été entendu par une commission disciplinaire au rectorat. L'enseignant est suspendu après avoir été soupçonné d'apologie d'actes de terrorisme lors d'un cours donné après l'attentat contre Charlie Hebdo.

Le 8 janvier, au lendemain du massacre commis au sein du journal satirique, Jean-François Chazerans avait organisé des débats en classe. Des parents d'élèves s'étaient plaints au rectorat pour les propos qu'auraient tenus le professeur. «Ces crapules de Charlie Hebdo ont eu ce qu'ils méritaient», aurait-il dit. L'enseignant nie avoir prononcé ces mots.

«Jamais je n'ai pu dire ça. Je n'aime pas ce qu'est devenu Charlie à partir du moment où Val a viré Siné. Ils ont été partie prenante de la montée de la haine en France, mais les attentats m'ont horrifié», a-t-il confié à Libération.

Le parquet avait également été saisi pour «apologie du terrorisme» mais avait finalement classé l'affaire.

C'est sur la base de l'avis du conseil de discipline que le recteur Jacques Moret, qui le présidait, tranchera dans dix jours sur le sort de ce professeur de philosophie. «Ils cherchent à m'accrocher sur l'ensemble de mon oeuvre», a déclaré Jean-François Chazerans à l'issue de son audition.

VIDEO. La réaction de Jean-François Chazerans à l'issue de son conseil de discipline

«On s'écarte de la saisine», a estimé son avocat, Me Amaury Auzou, dénonçant «un peu d'acharnement» à l'encontre de son client. «On essaie de trouver quelque chose pour justifier cette suspension», a-t-il ajouté. Dans cette affaire, «il y a quand même la dignité d'un homme, la présomption d'innocence, et la seule erreur qu'on peut reprocher à M. Chazerans c'est d'avoir provoqué le débat», a conclu l'avocat.

Dans l'éventualité de sanctions, l'enseignant se dit prêt ...

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  • M2711013 le dimanche 15 mar 2015 à 06:54

    Je le redis : quand on saura le fin mot de l histoire, y a des donneurs de leçon qui vont rire jaune...

  • a.guer le samedi 14 mar 2015 à 11:29

    chacun sait que dans ce pays, on n'a plus que le droit d'être politiquement correct