POINT MARCHÉS-Wall Street finit en baisse, résultats et rendements ont pesé

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    NEW YORK, 25 octobre (Reuters) - La Bourse de New York a 
terminé en repli mercredi, affichant sa plus mauvaise séance des 
sept dernières semaines, affectée par une série de résultats 
jugés décevants, dont AT&T et Boeing, et par une hausse des 
rendements des obligations du Trésor.   
    L'indice Dow Jones  .DJI  a cédé 112,30 points, soit 0,48%, 
à 23.329,46. Le S&P-500  .SPX , plus large, a perdu 11,98 
points, soit 0,47%, à 2.557,15. Le Nasdaq Composite  .IXIC  a 
reculé de son côté de 34,54 points (-0,52%) à 6.563,89 points.  
    Le rendement de l'obligation U.S. à 10 ans  US10YT=RR  a 
touché un pic de sept mois, à 2,475%, tiré vers le haut par de 
bons indicateurs, un nouvel optimisme sur l'avancée des réformes 
promises par l'administration Trump et les spéculations autour 
le prihcain président de la Réserve fédérale.     
    "C'est quelque chose qui se préparait depuis quelques jours, 
les entreprises qui disrtribuent de gros dividendes ont été très 
faibles et c'est à cause de cette nouvelle hausse des rendements 
à 10 et à 30 ans", note Stephen Massocca de Wedbush Securities. 
    "Bien que (la hausse) ne soit pas particulièrement 
spectaculaire, les investisseurs anticipent un changement de 
politique (...), se préparent à entrer dans une phase de taux 
d'intérêt plus élevés, et du coup, les actions se dévalorisent." 
    Sur le plan macroéconomique, les nouvelles commandes de 
biens durables de septembre ont augmenté plus que prévu et les 
livraisons ont progressé pour un huitième mois consécutif, 
donnant à penser que les dépenses d'équipements des entreprises 
sont restées robustes au troisième trimestre.   
    De même, les ventes de logements neufs ont progressé de 
manière inattendue en septembre, au point d'atteindre leur plus 
haut niveau en près de 10 ans, ce qui pourrait traduire un 
regain de dynamisme du marché immobilier américain après les 
signes d'essoufflement apparus ces derniers mois.     
     
    Du côté des résultats trimestriels, plus de 72% des 165 
sociétés du S&P-500 ayant publié ont fait mieux que prévu.  
    Mais les investisseurs sont particulièrement prudents étant 
donné les hauts niveaux de valorisations sur le marché. 
    D'autant que la dernière fournée n'est pas enthousiasmante. 
    L'opérateur télécoms AT&T  T.N  notamment a cédé 3,93% après 
des résultats inférieurs aux consensus.   
    Boeing  BA.N  a perdu 2,85% malgré la révision à la hausse 
de ses prévisions annuelles de cash-flow et de bénéfice.  
    L'avionneur, dont les comptes trimestriels sont pénalisés 
par une nouvelle charge exceptionnelle sur le programme d'avion 
ravitailleur KC-46, gagne encore plus de 65% depuis le début de 
l'année.   
    Plus lourdement sanctionnés, Chipotle  CMG.N  a chuté de 
14,58% et évolue au plus bas depuis près de cinq ans après des 
ventes à données comparables décevantes et Advanced Micro 
Devices  AMD.O  a reculé de 13,47% après avoir averti d'une 
baisse de ses ventes sur le trimestre en cours.       
   
    Côté hausses, Nike  NKE.N  a gagné 2,85%, plus forte hausse 
du Dow Jones, après avoir présenté à des investisseurs des 
perspectives positives pour l'avenir à moyen terme.     
    De même, le groupe de cartes de paiement Visa  V.N  a pris 
1% après un bénéfice trimestriel en hausse de 11%.    
    Sur le marché des changes, l'indice dollar  .DXY , qui 
mesure l'évolution du billet vert face à six devises de 
référence, est en léger repli, mais reste toujours proche d'un 
plus haut de trois, dirigé lui aussi par les spéculations autour 
du choix du prochain président de la Fed. 
    L'euro gagne 0,43% à 1,1810 dollar  EUR=  à la veille de la 
réunion de la Banque centrale européenne (BCE). 
    Le pétrole est retombé de ses pics d'un mois atteints en 
séance après l'annonce par l'Agence américaine d'information sur 
l'énergie d'une hausse inattendue des stocks de brut aux 
Etats-Unis, avec une contraction des stocks d'essence. 
        
    Les déclarations de l'Arabie saoudite sur sa détermination à 
en finir avec l'engorgement du marché, dans un contexte de 
tensions qu Moyen-Orient, ont néanmoins limité les pertes. 
 
 (Chuck Mikolajczak, avec Sruthi Shankar et Tanya Agrawal, 
Juliette Rouillon pour le service français) 
  
 
 

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