POINT MARCHÉS-Wall Street à des records malgré les banques

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    * Le Dow a gagné 0,39%, le S&P-500 0,47% et le Nasdaq 0,61% 
    * Records de clôture et en séance pour le Dow et le S&P-500 
    * Les indicateurs macro affaiblissent l'idée d'une hausse de 
taux 
    * Les banques baissent avec les résultats trimestriels 
 
    par Kimberly Chin 
    NEW YORK, 14 juillet (Reuters) - Le Dow Jones et le Standard 
& Poor's-500 ont fini vendredi à des records de clôture à la 
Bourse de New York, portée par des indicateurs macroéconomiques 
peu favorables à une prochaine hausse des taux d'intérêt aux 
Etats-Unis. 
    Ce scénario d'un resserrement monétaire moins rapide que 
prévu a cependant pesé sur le secteur financier, pénalisé en 
outre par les perspectives mitigées données par JPMorgan Chase 
 JPM.N  et Wells Fargo  WFC.N , qui publiaient ce vendredi leurs 
résultats trimestriels, tout comme Citigroup  C.N . 
    Comme depuis le début de l'année, hormis en juin, les 
valeurs technologiques ont soutenu la tendance avec entre autres 
des gains de 0,86% pour Apple  AAPL.O  et de 1,41% pour 
Microsoft  MSFT.O , deux poids lourds de la cote. 
    L'indice Dow Jones  .DJI  a gagné 84,65 points (+0,39%), à 
21.637,74. Le Standard & Poor's 500  .SPX , plus large et 
principale référence des investisseurs, a pris 11,44 points, 
soit 0,47%, à 2.459,27. Le Nasdaq Composite  .IXIC , à forte 
composante technologique, a pour sa part fini en hausse de 38,03 
points (+0,61%) à 6.312,47. 
    Le Dow Jones et le S&P-500 ont aussi touché des pics 
historiques en séance, à respectivement 21.681,53 et 2.463,54. 
    Sur la semaine, le Dow a pris 1,04%, le S&P-500 1,4% et le 
Nasdaq 2,6%, sa plus forte progression hebdomadaire de l'année. 
    Janet Yellen a donné mercredi un coup de fouet aux marchés 
actions américains en déclarant que la Réserve fédérale n'aurait 
pas à relever ses taux "encore tant que cela", bien que 
l'économie américaine soit en mesure de supporter de nouvelles 
hausses.   
    Dans la foulée de ces déclarations de la présidente de la 
Fed, les indicateurs publiés ce vendredi ont un peu plus éloigné 
dans l'esprit des investisseurs la perspective d'un nouveau tour 
de vis monétaire. 
    L'inflation aux Etats-Unis a été nulle sur un mois en juin 
et elle est retombée à 1,6% sur un an, son niveau le plus bas 
depuis octobre 2016.   
    Les ventes au détail se sont en outre repliées en juin pour 
un deuxième mois consécutif tandis que les stocks des 
entreprises ont augmenté en mai.     
     
    SPRINT MONTE SUR DES RUMEURS D'INTÉRÊT DE BUFFETT ET MALONE 
    Ces facteurs pourraient ébranler la détermination de la Fed 
à procéder à une troisième hausse de taux cette année, comme 
elle l'envisage jusqu'à présent. 
    La probabilité d'un relèvement des taux en décembre aux 
Etats-Unis est tombée à 48% après la publication de ces 
indicateurs, contre 55% jeudi, selon le baromètre FedWatch de 
CME Group. 
    "Les indicateurs pointent en direction de la poursuite d'une 
politique (monétaire) assez accommodante, qui a de toute 
évidence bien servi le marché ces dernières années. Donc en ce 
qui concerne le marché, c'est un peu encore la même histoire", 
dit Lee Ferridge, responsable de la stratégie macro en Amérique 
du Nord chez State Street Global Markets. 
    Le secteur financier  .SPSY , dont les bénéfices gonflent 
avec des taux plus élevés, a perdu 0,52%, plus mauvaise 
performance sectorielle du jour. Il est même le seul à avoir 
fini dans le rouge parmi les grands indices sectoriels du S&P. 
    Sa séance a en outre été plombée par les annonces de 
JPMorgan, Citigroup et Wells Fargo, qui donnaient le véritable 
coup d'envoi de la saison des résultats trimestriels. 
    Ces trois banques ont affiché des bénéfices supérieurs aux 
attentes au titre du deuxième trimestre 2017 mais la lecture 
détaillée de leurs résultats d'activités et leurs perspectives 
sur l'ensemble de l'année ont laissé un sentiment mitigé aux 
investisseurs.       
    JP Morgan a perdu 0,91%, Wells Fargo 1,1% et Citigroup 
0,45%. 
    "La barre pour les résultats est plus haute cette fois, 
particulièrement après la croissance phénoménale observée au 
premier trimestre. Donc les entreprises qui ne répondent pas aux 
attentes ou qui fournissent des perspectives à la baisse seront 
excessivement sanctionnées", dit Michael Scanlon, gérant de 
portefeuilles chez Manulife Asset Management. 
    Bank of America  BAC.N  (-1,67%) a été le principal frein à 
la hausse du S&P-500 tandis que Goldman Sachs  GS.N  (-0,78%) a 
enlevé plus de 12 points au Dow. 
    Ces deux établissements, ainsi qu'une autre grande banque, 
Morgan Stanley  MS.N  (-0,7%), publieront leurs résultats la 
semaine prochaine. 
    Globalement, les bénéfices des entreprises du S&P-500 sont 
attendus en hausse de 8,1% sur un an au deuxième trimestre, 
selon les données de Thomson Reuters I/B/E/S. 
    Cette saison des résultats suscite une attente particulière 
en raison de la valorisation élevée du S&P-500, qui se traite 
17,3 fois les bénéfices attendus, contre une moyenne de long 
terme de 15, selon les données Thomson Reuters. 
    Dans l'actualité des fusions-acquisitions, Sprint  S.N  a 
bondi de 4,27% à la suite d'informations selon lesquelles 
Berkshire Hathaway  BRKa.N , le groupe de Warren Buffett, et 
Liberty Media  FWONA.O , celui de John Malone, réfléchissent à 
un investissement de 10 à 20 milliards de dollars (8,72 à 17,44 
milliards d'euros) dans le quatrième opérateur mobile des 
Etats-Unis.   
 
 (Avec Caroline Valetkevitch à New York et Tanya Agrawal à 
Bangalore; Bertrand Boucey pour le service français) 
  
 
 

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