POINT MARCHÉS-Les Bourses européennes attendues en baisse avec le pétrole (actualisé)

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 (Actualisé avec contrats à terme, clôture de Tokyo, évolution des taux en 
Europe, contexte et commentaire sur la Fed, valeurs à suivre et changements de 
recommandation) 
    PARIS, 21 juin (Reuters) - Les principales Bourses européennes devraient 
ouvrir en baisse mercredi à l'ouverture, dans le sillage de Wall Street et des 
marchés en Asie, le fort repli du pétrole pesant sur l'appétit pour le risque 
des investisseurs et sur leurs anticipations d'inflation. 
    D'après les contrats à terme, le CAC 40 parisien  .FCHI  pourrait perdre 
0,44% à l'ouverture, le Dax à Francfort  .GDAXI  reculerait de 0,39% et le FTSE 
à Londres  .FTSE  céderait 0,32%.  
    En Asie, la Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,45% et l'indice MSCI 
regroupant les valeurs d'Asie et du Pacifique (hors Japon)  .MIAPJ0000PUS  
recule de 0,84%. La Bourse de Sydney  .AXJO , très sensible aux variations des 
matières premières, a perdu 1,59%.  
    Seules les places boursières de Chine continentale évoluent en hausse, après 
l'annonce très attendue par MSCI de l'intégration des actions chinoises dans son 
indice mondial des marchés émergents. 
    La décision du prestataire d'intégrer des actions chinoises de catégorie A 
dans le très suivi indice des marchés émergents (Emerging Markets Index) 
 .MSCIEF  pourrait aboutir à déplacer en une dizaine d'années quelque 400 
milliards de dollars de fonds gérés par les intermédiaires de marchés vers les 
places boursières de Chine continentale, estiment des analystes.   
    L'indice composite à Shanghai  .SSEC  avance de 0,24% et l'indice CSI 300 
 .CSI300  gagne 0,68%.  
     
    "BEAR MARKET" SUR LE PÉTROLE 
    A Wall Street, les indices boursiers ont fini en baisse mardi soir, emportés 
par les valeurs de l'énergie avec le fort recul du pétrole.    
    Les cours du brut ont touché leur plus bas niveau en sept mois en raison de 
l'augmentation de la production de plusieurs grands pays producteurs, tendant à 
saper les efforts de l'Opep et d'autres producteurs en vue de désengorger le 
marché. 
    "La clôture du marché (mardi) sur le brut a confirmé que les prix sont 
entrés dans un marché baissier alors qu'ils accusent un repli de près de 21% 
depuis les plus hauts touchés en février", souligne Naeem Aslam, responsable de 
l'analyse marché chez ThinkMarkets. 
    Les prix du pétrole évoluent encore en baisse mercredi matin, le baril de 
Brent  LCOc1  se traitant sous les 46 dollars et celui du brut léger américain 
 CLc1  sous les 44 dollars.  
    Cette nouvelle chute des cours du brut renforce les craintes sur la 
faiblesse des poussées inflationnistes et alimente les interrogations sur le 
"reflation trade".  
    Sur le marché obligataire, la courbe des rendements sur les Treasuries s'est 
aplatie à son niveau le plus bas depuis décembre 2007 alors que les 
investisseurs doutent du calendrier du resserrement monétaire de la Réserve 
fédérale américaine (Fed). Le spread est tombé à 96 points de base entre le 
papier à cinq ans et le papier à 30 ans  US5US30=TWEB . 
    "Cet aplatissement de la courbe des rendements semble signaler que le FOMC 
sous-estime la probabilité que l'inflation soit bien inférieure à ce qu'il 
prévoit, ce qui suggère en tant que tel que nous ne pourrions pas voir de 
nouvelle hausse de taux cette année, en dépit de ce que les responsables de la 
Fed aimeraient que l'on croit", observe Michael Hewson, analyste marchés chez 
CMC Markets.   
    Le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, a indiqué mardi qu'il 
fallait bien dénouer en partie la politique monétaire ultra-accommodante du 
moment mais qu'il fallait ensuite attendre les signes attestant d'une véritable 
remontée de l'inflation ou prouvant que l'accès de faiblesse récente de 
l'inflation n'est que momentané. 
    Les taux très bas aux Etats-Unis et ailleurs créent des risques pour la 
stabilité financière et les banquiers centraux doivent prendre cet élément en 
compte dans leurs décisions de politique monétaire, a indiqué de son côté le 
président de la Réserve fédérale de Boston, Eric Rosengren.     
    En Europe, les rendements obligataires sont également orientés en baisse, 
celui du Bund allemand de référence à 10 ans reculant vers 0,26%.  
    Sur le marché des changes, le dollar est pénalisé par le repli des 
rendements américains et recule de 0,15% face au yen  JPY= . Le billet vert se 
replie légèrement face à un panier de devises de référence  .DXY  et il est 
stable face à l'euro  EUR= .  
     
     
    VALEURS À SUIVRE :   
    LE POINT SUR LES RECOMMANDATIONS À PARIS :   
     
   
  PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 21 JUIN: 
 PAYS    GMT    INDICATEUR                     PÉRIODE     CONSENSUS  PRÉCÉDENT 
 US      14h00  Reventes de logements          mai         5,55 mlns  5,57 mlns 
                - variation en pourcentage                 -0,5%      -2,3% 
  
     
 
 (Blandine Hénault) 
  
  

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