POINT HEBDO-Wall Street encore à l'écoute de la Fed cette semaine

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 (Répétition sans changement de la dépêche transmise dimanche) 
    NEW YORK, 19 mars (Reuters) - Avec un agenda relativement 
clairsemé en indicateurs et publications d'entreprises, Wall 
Street aura tout loisir cette semaine d'écouter les responsables 
de la Réserve fédérale qui seront nombreux à prendre la parole 
quelques jours après la décision de la banque centrale de 
relever ses taux. 
    Le Dow Jones  .DJI  a gagné 0,1% sur la semaine écoulée, le 
Standard & Poor's  .SPX  0,2% et le Nasdaq Composite  .IXIC  
0,7%, dans un marché finalement peu sensible à la hausse de taux 
qui avait été rendue largement prévisible par la Fed. 
    La banque centrale a en revanche surpris en maintenant sa 
prévision de trois resserrements monétaires cette année. 
  
    Esther George, la présidente de la Fed de Kansas City, aura 
l'occasion de s'en expliquer mardi lors d'une conférence à 
Washington, et la Banque de réserve de Boston publiera le même 
jour le texte d'un discours de son président Eric Rosengren, en 
déplacement en Asie. 
    Jeudi, la présidente de la Fed en personne, Janet Yellen, 
ouvrira une conférence de deux jours sur l'éducation au cours de 
laquelle s'exprimeront également ses collègues Neel Kashkari 
(Minneapolis) et Charles Evans (Chicago). 
    James Bullard, le président de la Fed de St Louis, clôturera 
vendredi cette séquence de la Fed en prononçant à Memphis un 
discours sur la situation économique et la politique monétaire. 
    Sur le front des indicateurs, les publications de la semaine 
se résumeront aux ventes sur le marché immobilier mercredi et 
jeudi, avant la statistique des commandes de biens durables 
vendredi. Les économistes interrogés par Reuters prévoient en 
moyenne un recul de 2% des ventes de logements dans l'ancien le 
mois dernier, mais une progression de 0,3% dans le neuf. 
    Les commandes de biens durables sont de leur côté prévues en 
hausse de 1,2% en février, après déjà une augmentation de 2,0% 
en janvier. 
     
    LES SMALL CAPS PÉNALISÉES PAR LEUR VALORISATION 
    Du côté des entreprises, Nike  NKE.N , composante du Dow 
Jones, est attendu mardi avec ses résultats trimestriels qui 
pourraient confirmer ses difficultés face à la concurrence 
croissante d'Adidas  ADSGn.DE  et d'Under Armour  UAA.N  aux 
Etats-Unis. 
    La publication de l'équipementier sportif ne changera pas le 
tableau général des résultats qui ont augmenté de 7,8% au 
quatrième trimestre pour les valeurs du S&P-500, un rebond qui a 
contribué à la hausse de 6,2% de l'indice depuis le début de 
l'année. 
    La situation a été moins favorable pour les valeurs 
moyennes, pénalisées de surcroît par des niveaux de valorisation 
élevés. 
    Les résultats des composantes de l'indice S&P 600  .SPCY  
des "small caps" ont reculé de 1,0% de moyenne au quatrième 
trimestre sur un an, selon les données de Thomson Reuters. 
    Les analystes attendent une croissance des bénéfices du 
S&P-600 au premier trimestre mais à un taux inférieur à celle du 
S&P-500. 
    Depuis le 31 décembre, le S&P-600 a limité sa hausse à 1,4%, 
après un bond de 24,7% en 2016 dû pour l'essentiel à l'élection 
de Donald Trump à la Maison blanche et à sa promesse de réduire 
les impôts. 
    Les petites valeurs sont sensibles à la thématique des 
impôts, les PME s'acquittant le plus souvent d'un taux 
d'imposition plus élevé que les grands groupes, mais des 
annonces concrètes risquent de se faire attendre. 
    La Maison blanche assure que la réforme fiscale sera à 
l'ordre du jour sitôt réglé le dossier de la couverture santé, 
mais une récente étude du cabinet de conseil KPMG a montré que 
16% seulement de responsables d'entreprises attendaient des 
mesures dès cette année. 
    En attendant, le S&P-600 risque de souffrir de sa 
valorisation moyenne de 20,4 fois les résultats attendus, bien 
supérieure à sa moyenne historique de 17 selon les données de 
Thomson Reuters.  
    Ce niveau atteint même 25,4 pour le Russell 2000  .RUT , 
indice de référence pour les small caps, contre une moyenne de 
20,7 sur les 10 dernières années. 
    A titre de comparaison, le S&P-500 se paie 17,8 fois les 
bénéfices estimés. 
 
 (avec Caroline Valetkevitch à New York, Véronique Tison pour le 
service français) 
  
 
 

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