Poigne de fer et Guéant de velours

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Il était surnommé le «Cardinal» ou le «Vice-Président». Désormais, on l'appelle Monsieur le ministre. En arrivant Place Beauvau, ce fidèle de Nicolas Sarkozy entame une nouvelle vie politique.

Fidèle à sa réputation, Claude Guéant est un homme méticuleux et ordonné. Méticuleux: moins de quarante-huit heures après sa nomination au ministère de l'Intérieur, il a déjà constitué son cabinet. Dix-huit conseillers sur les vingt postes à pourvoir sont déjà en place. Le patron de la Place Beauvau est fier de n'avoir essuyé aucun refus. Ordonné: ses cartons sont déjà vidés, les objets bien en place sur son bureau. Parmi eux, Claude Guéant a posé en évidence, devant lui sur la droite, le scarabée porte-bonheur, «souvenir personnel», et la figurine Playmobil représentant un policier. Deux objets qui le suivent sur tous ses bureaux.

Lundi dernier, quand il s'est installé pour la première fois dans le fauteuil du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant a été particulièrement ému. «Ça réveille beaucoup de souvenirs», confie cet homme d'ordinaire si réservé et secret. En s'asseyant là, ses premières pensées vont à Christian Bonnet, son premier p

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