PO-Paris insiste sur le processus de paix après les attaques

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    * Nouvelles attaques à Tel Aviv et Jérusalem 
    * Ayrault en Egypte pour présenter l'initiative française 
    * Paris souhaite une réunion internationale en avril 
 
 (Actualise avec contexte) 
    PARIS, 9 mars (Reuters) - La France, qui oeuvre en coulisses 
pour relancer le processus de paix israélo-palestinien gelé 
depuis près de deux ans, a souligné mercredi l'urgence de 
redonner un horizon politique à la région au lendemain d'une 
nouvelle série d'attaques en marge d'une visite du secrétaire 
d'Etat américain Joe Biden.  
    La France "condamne les attaques qui ont frappé Jérusalem, 
Tel Aviv et Petah-Tikva les 8 et 9 mars", a dit le porte-parole 
du ministère des Affaires étrangères lors d'un point presse à 
Paris.  
    "La France est préoccupée par la poursuite des violences en 
Israël et dans les territoires palestiniens, que l'absence 
d'horizon politique entretient", a-t-il ajouté.  
    "Elle continuera à agir en vue d'une relance des 
négociations de paix, qui est précisément l'objet de 
l'initiative qu'elle porte."  
    Menées sous l'égide des Etats-Unis, les dernières 
négociations de paix directes entre Israël et l'Autorité 
palestinienne n'ont débouché sur aucun accord en avril 2014 et 
sont depuis au point mort. 
    Sur le terrain, les violences se sont multipliées ces 
derniers mois. Mardi, deux Palestiniens ont ouvert le feu en 
deux lieux différents de Jérusalem et blessé grièvement un 
automobiliste avant d'être abattus par les forces israéliennes, 
selon la police de l'Etat hébreu.  ID:nL5N16H1QK      
    Sous l'impulsion de Laurent Fabius, qui a quitté le Quai 
d'Orsay en février, la France a posé les jalons d'une initiative 
de relance des discussions dont les grandes lignes vont être 
présentées par Jean-Marc Ayrault, qui a entamé mercredi une 
visite de deux jours en Egypte.  
     
    SITUATION EXPLOSIVE 
    Accompagné du diplomate Pierre Vimont, nommé émissaire 
spécial de la France pour le processus de paix, le nouveau 
ministre des Affaires étrangères doit rencontrer au Caire ses 
homologues du comité restreint de la Ligue arabe.  
    Paris souhaite organiser une conférence internationale en 
avril sans les parties prenantes avant une réunion cet été avec, 
cette fois-ci, Israéliens et Palestiniens.          
    "Nous savons que ça ne va pas être résolu en trois mois mais 
c'est impératif de donner un nouvel horizon politique au 
processus", souligne une source diplomatique française.  
    Si rien n'est fait, la situation pourrait exploser, ajoute 
cette source, ajoutant que l'idée est de montrer aux deux 
parties que la communauté internationale est mobilisée et suit 
le dossier avec attention.   
    Concernant la menace brandie par Laurent Fabius de 
reconnaître l'Etat palestinien en tant qu'Etat à part entière en 
cas d'échec de cette initiative, la nouvelle équipe du Quai 
d'Orsay n'en fait plus une priorité.  
    "C'est une question que nous devons tous nous poser mais ce 
n'est pas le coeur de l'initiative", indique une source 
diplomatique. 
    Fin février, Jean-Marc Ayrault avait dit à Reuters qu'une 
reconnaissance ne serait pas "automatique".  
    "Nous ne pouvons pas tirer de conclusions avant d'avoir 
commencer quelque chose", avait-il dit.  
 
 (Marine Pennetier et John Irish, édité par Yves Clarisse) 
 
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