PO-Fabius veut un cadre pour pousser au dialogue

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(Actualisé avec détails, citations, contexte) PARIS, 14 octobre (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dit mercredi souhaiter qu'une action internationale soit menée afin de pousser Israël et les autorités palestiniennes à négocier réellement un accord de paix. Les négociations ont échoué l'année dernière après neuf mois d'une médiation américaine infructueuse et les tensions ont redoublé ces dernières semaines sur fond de conflit autour de l'avenir, incertain, de l'esplanade des Mosquées. Sept Israéliens et 29 Palestiniens ont perdu la vie depuis le début du mois dans une série d'attaques et de représailles qui ont créé en Israël un climat de psychose. La situation "est extrêmement tendue. Plusieurs fois vous m'avez entendu répondre que ne rien faire, faire comme si les choses allaient de soi, ce serait ajouter (aux) risques d'embrasement. C'est ce qui existe aujourd'hui", a dit Laurent Fabius devant l'Assemblée nationale. "La France demande qu'il y ait une action pas seulement des deux pays, Palestine et Israël, qui doivent bien sûr travailler ensemble, mais un encadrement international pour les pousser vraiment à négocier, à faire la paix", a-t-il ajouté durant la séance de questions au gouvernement. Invité à clarifier un propos qui pourrait être entendu comme un signal, la Palestine n'ayant pas de statut officiel, un responsable français a assuré que Laurent Fabius évoquait deux parties mais pas spécifiquement la Palestine comme Etat. Laurent Fabius, qui doit s'entretenir mercredi du sujet avec son homologue américain John Kerry, a tenté d'obtenir une relance du processus de paix par un élargissement du "Quartet" (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Onu) aux pays arabes et membres du Conseil de sécurité de l'Onu. Il y associait une résolution qui aurait établi le cadre de négociation, à la fois en termes de conditions et de durée, et il a par le passé laissé entendre qu'en l'absence d'accord sur son plan, la France pourrait reconnaître la Palestine. Mais son initiative semble avoir été vidée de sa substance puisqu'en lieu et place d'un élargissement formel du Quartet, il a été décidé en septembre de tenir davantage de consultations de haut niveau incluant l'Arabie saoudite, la Jordanie, l'Egypte et la Ligue arabe. (Gregory Blachier, avec John Irish, édité par Yves Clarisse)

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  • aerosp le mercredi 14 oct 2015 à 17:48

    Il n'a qu'à aller chez un marchand près de chez lui