PO-Fabius espère une avancée en septembre sur le groupe de soutien

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PARIS, 18 août (Reuters) - La France espère une formalisation, lors de l'Assemblée générale de l'Onu en septembre, du "groupe international de soutien" qu'elle tente de mettre en place pour raviver le processus de paix israélo-palestinien dans l'impasse depuis 2014. Laurent Fabius, qui a fait de la reprise des pourparlers une priorité, souhaite également mettre sur la table à cette occasion la question de la colonisation israélienne dont la poursuite met à mal, selon lui, la solution à deux Etats. "Nous continuons d'être très préoccupés par ce qu'il se passe dans les territoires palestiniens", a dit le chef de la diplomatie française à des journalistes mardi à Paris. "La France ne baisse pas les bras, la France ne cesse d'attirer l'attention sur la gravité de ce qu'il s'y passe". Paris soutient depuis plusieurs mois la mise en place d'un groupe international de soutien qui engloberait le Quartet (Etats-Unis, Russie, UE et Onu), les membres du Conseil de sécurité, des pays arabes et des pays européens. Ce groupe international serait chargé de faire pression sur les deux parties pour les inciter à faire les compromis qu'ils refusent jusqu'à présent. A terme, l'idée serait de faire approuver les pourparlers par une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu définissant un calendrier et fixant des paramètres pour les discussions. "Nous souhaiterions - je mets un conditionnel - qu'en septembre il puisse y avoir une certaine formalisation du groupe international de soutien", a dit Laurent Fabius. L'idée, a-t-il ajouté, serait également de discuter de la question de la colonisation et des moyens concrets pour y mettre un frein. RISQUES LIES A L'EI "C'est un point sur lequel il y a beaucoup plus d'unanimité que sur d'autres points", a-t-il souligné. "Au fur et à mesure que (la colonisation) se développe, non seulement elle rend plus difficile la solution des deux Etats mais ça créé un terreau à des gestes épouvantables". La tension est montée d'un cran fin juillet avec la mort d'un bébé palestinien de 18 mois et de son père en Cisjordanie occupée dans un incendie allumé par des extrémistes juifs présumés. Cet acte a été qualifié de terroriste par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Laurent Fabius a également mis en garde contre un statu quo dont pourrait tirer profit l'Etat islamique. "Si l'on n'arrive pas à avoir une évolution positive, non seulement à Gaza mais pour l'ensemble de la cause palestinienne (...), ce sont toujours les plus épouvantables qui gagnent", a-t-il dit. "Imaginez la catastrophe si Daech (acronyme arabe de l'EI) pouvait se prévaloir du soutien à la cause palestinienne alors que les autres auraient échoué à la faire avancer, ce serait une catastrophe absolue". Les pourparlers israélo-palestiniens ont été suspendus en avril 2014, les Palestiniens condamnant la poursuite de la colonisation dans les territoires occupés et les Israéliens dénonçant l'accord de réconciliation entre l'Autorité palestinienne et les islamistes du Hamas, au pouvoir à Gaza. (Marine Pennetier, édité par Elizabeth Pineau)

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  • Berg690 le mardi 18 aout 2015 à 21:59

    Fabius a mis la diplomatie française hors-jeu.