Pneus : Pirelli pas fermé à l'idée d'avoir de la concurrence

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Pneus : Pirelli pas fermé à l'idée d'avoir de la concurrence
Pneus : Pirelli pas fermé à l'idée d'avoir de la concurrence
Alors que la FIA a lancé l'appel d'offres pour la fourniture de pneumatiques à la F1 pour la période 2017-2019, le président de Pirelli a assuré qu'il faudra que les conditions requises par la marque italienne soient satisfaites pour qu'elle reste en F1. Marco Tronchetti Provera n'a pas fermé la porte à une nouvelle guerre des pneus avec Michelin.

S’achemine-t-on vers une nouvelle « guerre des pneus » en Formule 1 à partir de 2017 ? En tout cas, après Michelin, c’est au tour de Pirelli de déclarer ne pas être fermé à une compétition entre plusieurs manufacturiers pneumatiques dans la discipline. Présent à Monaco pour le Grand Prix le plus médiatique de la saison, Marco Tronchetti Provera, président de la marque Pirelli, a donné ses vues sur l’avenir de la F1 à moyen terme. « En ce qui concerne la compétition entre plusieurs manufacturiers, je suis neutre à ce sujet mais nous sommes prêts à l’accepter. Nous sommes aussi prêts à être manufacturier unique. Nous laissons la décision à la FIA. » Depuis le début de la saison, Pirelli est vertement critiqué pour la qualité de ses gommes, pas suffisamment durables et qui obligent les pilotes à gérer de près la dégradation de leurs gommes. « Nous sommes prêts à réduire la gestion des pneus en course. La chose la plus facile à faire, c’est un pneu qui dure dix courses ou toute une saison. En termes de technologie, c’est la solution la plus facile. Ce qui est plus difficile à faire dans la manière dont nous la faisons actuellement, c’est proposer des pneus qui durent 10, 15 ou 30 tours en toute sécurité. Ceci est un bon défi. »

« Plus d’essais serait la meilleure chose pour nous tous »

Pirelli veut rester en F1 au-delà de 2016 et la fin de son contrat avec la FIA, ça ne fait pas de doute. « Nous avons dans l’idée de rester en F1 si la réglementation est celle sur laquelle nous sommes d’accord, si les coûts sont maîtrisés et si les garanties que nous souhaitons avoir dans les contrats sont acceptées » assure le président de Pirelli. Mais ce dernier a des demandes très claires concernant les possibilités de développement des gommes fournies par sa marque. « Nous voulons des essais qui sont fait de la bonne manière de manière à avoir le meilleur produit possible et nous sommes prêts à aider à créer plus d’émotions mais seulement avec le plus haut niveau de sécurité, assure Marco Tronchetti Provera. Plus d’essais serait la meilleure chose pour nous tous, les écuries, et avec des essais dans des conditions plus chaudes comme à Bahreïn et Abu Dhabi. Si nous attendons jusqu’en février, c’est trop tard et les températures ne sont pas les bonnes. C’est dans l’intérêt de la F1 et de toutes les équipes de procéder de la sorte. »

« Nous devons faire le choix de base »

Mais s’il y a bien une chose que le patron de Pirelli ne veut absolument pas voir dès 2016, c’est la liberté laissée aux écuries de choisir les types de gommes qu’elles souhaitent à chaque Grand Prix. « Cela ne doit pas arriver. Nous devons garantir la qualité de nos produits. La responsabilité de choisir les types de gommes doit rester dans nos mains car nous ne voulons pas voir nos pneus utilisés de manière incorrecte. Nous pouvons trouver une manière de fournir des pneus surs tout en donnant un certain degré de flexibilité. Mais nous devons faire le choix de base. » Enfin, la question de la taille des pneumatiques à l’avenir est aussi venue sur le devant de la scène, avec Michelin qui exige des pneus de 18 pouces comme ceux que la marque fournit en endurance ou en Formule E. Pirelli ne ferme pas la porte à cette possibilité. « Nous avons montré des pneus de 18 pouces sur une voiture de GP2 autour du circuit de Monaco vendredi. Nous sommes prêts à aller jusqu’à 20 pouces, nous ne nous soucions pas de ça. La technologie à l’intérieur des pneus est basée sur des matériaux et une structure, et cette structure peut être de 13, 15 ou 18 pouces, cela ne pose pas de problèmes. » A voir ce que la FIA va décider d’ici la fin du mois de juillet.

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