Pneus, carburant, aérodynamique, la F1 du futur prend forme

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Pneus, carburant, aérodynamique, la F1 du futur prend forme
Pneus, carburant, aérodynamique, la F1 du futur prend forme
Alors que la F1 semble en perte de vitesse chez les médias et les fans, le Groupe Stratégique a tracé les grandes lignes de l'évolution de la discipline dans les années à venir. Tour d'horizon des modifications attendues pour 2016 et 2017.

La F1 traverse une mauvaise passe avec un désintérêt croissant des médias et une baisse de fréquentation des circuits année après année. Et c’est sans parler de la polémique toujours existante sur la nouvelle génération de moteurs V6 turbo hybrides introduits en 2014. Pour tenter de remédier à tout cela, le Groupe Stratégique de la 1 s’est réuni cette semaine après le Grand Prix d’Espagne pour travailler sur l’avenir de la F1 à court et moyen terme. Ce Groupe Stratégique se compose du président de la FIA Jean Todt, du grand argentier de la F1 Bernie Ecclestone et des représentants de six équipes (McLaren, Mercedes, Ferrari, Force India, Red Bull Racing et Williams). La première décision qui a été prise est à très court terme puisque la proposition d’autoriser un cinquième groupe propulseur pour la saison 2015 a été rejetée, ce qui met en grande difficulté les clients de Renault, Daniel Ricciardo en premier lieu, ce dernier ayant utilisé son quatrième et dernier V6 le week-end dernier.

Pas de changement de la philosophie moteur

Décriés, critiqués, rejetés par certains, les V6 turbo hybrides sont là pour rester. Le Groupe Stratégique a, en effet, décidé de maintenir la formule moteur actuelle, c'est-à-dire un V6 1,8L turbo avec deux systèmes de récupération d’énergie, un cinétique sur les freins arrières et un thermique à la sortie du turbo. Le but de cette stabilité toute relative est de « donner de la visibilité à de possibles nouveaux entrants » dans la discipline et de rassurer les motoristes actuellement engagés, qui ont énormément dépensé pour développer cette génération de moteurs.. Mais ces groupes propulseurs devraient tout de même évoluer à partir de 2017 puisque le Groupe Stratégique a décidé la mise au point d’un règlement technique permettant aux F1 d’être plus « agressives ». Et cela passera par une augmentation du régime moteur maximal autorisé, qui est actuellement à 15 000 tours/minute, mais c’est plus un régime de 11 000 tours/minutes maximum qui est utilisé pour ne pas nuire à la fiabilité des groupes propulseurs.

Liberté pneumatique relative dès 2016

Si le gros des mesures décidées le sont pour la saison 2017, une mesure a déjà été prise pour 2016. Depuis son arrivée en F1 en 2010, Pirelli décide unilatéralement des types de gommes que la marque italienne apporte à chaque Grand Prix en fonction de différentes données permettant de choisir les gommes les plus appropriées à chaque circuit. Dès la saison prochaine, si Pirelli fabriquera toujours quatre types de gommes pour piste sèches, les équipes seront libres de demander au manufacturier les types de gommes qu’elles désirent en amont des Grands Prix. Une telle mesure avait déjà été l’objet de rumeurs, c’est désormais une réalité... si le Conseil Mondial de la FIA la valide. Ces pneus ne devraient pas énormément évoluer en 2016, si ce n’est l’idée d’élargir les pneus arrières de 50 millimètres... mais ils devraient grandement changer dès 2017.

Une volonté d’avoir des monoplaces « plus agressives » à partir de 2017

La dernière fois que la plastique des monoplaces de Formule 1 avait évoluée de manière significative, c’était à l’orée de la saison 2009 avec la réduction de la largeur de l’aileron arrière de 100 à 75 centimètres et l’élargissement de l’aileron avant. La saison 2017 devrait voir des F1 « new look », qualifiées de plus « agressives » par la FIA dans son communiqué. Cela devrait passer par des évolutions aérodynamiques, un moteur plus bruyant, l’introduction de pneus plus larges et, pour la première fois depuis 1983, une baisse du poids minimal des monoplaces. Ces modifications iraient de paire avec un retour des ravitaillements en carburant durant la course, même si une quantité maximale de carburant autorisée sera toujours en vigueur. L’objectif de la FIA concernant ces évolutions est clair : des monoplaces cinq à six secondes plus rapides au tour. D’autres sujets ont été discutés lors de cette réunion comme une révision du format des week-ends de course et la mise en place de mesures donnant le contrôle uniquement aux pilotes lors des départs. Toutes ces propositions devront être validées par le Conseil Mondial de la FIA dans les mois à venir. La F1 compte réagir, mais reste à voir si elle va dans le bon sens.

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