PME non cotées : l'avantage fiscal réduit à peau de chagrin

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(lerevenu.com) - La Commission des finances à l'Assemblée nationale avait pourtant proposé de loger l'achat de parts de FIP (fonds d'investissement de proximité) et de FCPI (Fonds communs de placement dans l'innovation), dans une enveloppe de 18.000 euros (et 4% du revenu imposable), comme les investissements outre-mer. En séance publique à l'assemblée nationale, le 15 novembre dernier, les députés ont néanmoins rejeté cet amendement. 

Ce coup de rabot fiscal s'inscrit en contradiction totale avec les engagements pris par le président de la République, en particulier ceux du 20 septembre dernier («Tous les dispositifs qui existent aujourd'hui, en faveur de l'investissement dans les PME, seront maintenus durant le quinquennat»), soulignent l'AFG (Association française de la gestion financière) et l'Afic (Association française des investisseurs pour la croissance).

Les deux associations professionnelles déplorent le rejet de cet amendement: «La réintégration dans le plafond de 10.000 euros est d'autant plus grave que, si elle était confirmée, elle accentuerait considérablement la baisse de la collecte des FIP et des FCPI, déjà largement entamée par le manque de visibilité et les coups de rabots fiscaux et, de ce fait, nuirait gravement au financement en capitaux propres des entreprises innovantes et régionales alimentées par ces dispositifs.»

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