Plusieurs offres attendues pour le pôle frais de Doux

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PLUSIEURS OFFRES DE REPRISE ATTENDUES CE VENDREDI POUR DOUX
PLUSIEURS OFFRES DE REPRISE ATTENDUES CE VENDREDI POUR DOUX

RENNES (Reuters) - Plusieurs offres de reprise du pôle frais du groupe volailler Doux, placé en liquidation judiciaire le 1er août, devraient être déposées ce vendredi auprès des administrateurs judiciaires, ont indiqué des sources proches du dossier.

Le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) avait soutenu le plan de continuation présenté par le PDG du groupe Charles Doux pour les pôles poulets congelés et produits élaborés, tout en fixant à vendredi soir minuit l'échéance pour le dépôt des offres pour le pôle frais.

Plusieurs sociétés auraient manifesté leur intérêt pour différents sites après une semaine d'intenses tractations en coulisses, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Le groupe LDC (poulets de Loué) aurait notamment réitéré son intérêt pour le site de Laval (environ 300 salariés) et le groupe Duc pourrait faire une offre pour les sites de Blancafort, dans le Cher (243 salariés) et Sérent, dans le Morbihan (175 salariés).

Des solutions pourraient être également proposées pour le site de Graincourt, dans le Pas-de-Calais (250 emplois), sans qu'on sache le nombre total d'emplois qui seront préservés par les différentes offres, le pôle frais du groupe Doux représentant une dizaine de sites pour 1.700 emplois.

"Il y aura plusieurs offres, j'en suis persuadé", a dit à Reuters Me Jean-Claude Gourvès, l'un des avocats du groupe Doux.

LE GOUVERNEMENT RÉPONDRA "PRÉSENT"

Situés à la Vraie-Croix, près de Vannes, les quelque cent postes administratifs du pôle frais, qui concerne l'abattage, la découpe et le conditionnement de poulets frais, sont dans tous les cas très menacés, soulignent les syndicats.

Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a indiqué jeudi sur RTL que l'État répondrait "présent, avec les collectivités locales d'ailleurs, mais sur la base d'un projet industriel clair, un projet industriel d'avenir pour moderniser la filière (...) avec un vrai volet social".

"Moi, je mets toute mon énergie depuis des semaines pour qu'un maximum d'emplois puisse être sauvé sur l'ensemble des sites, a t-il ajouté.

Le tribunal a ordonné le 1er août la poursuite de la période de continuation jusqu'au 30 novembre des pôles poulet export et produits élaborés, comme le demandait Charles Doux, associé à la banque Barclays, et la liquidation du pôle frais avec poursuite de l'activité jusqu'au 10 septembre.

A la suite de cette décision, de fortes tensions sont apparues entre Charles Doux et Xavier Beulin, président de la FNSEA mais aussi de Sofiprotéol, organisme financier dont l'offre "coordonnée" avec différentes sociétés de l'agroalimentaire a été jugée irrecevable par le tribunal.

Sur les sites concernés, l'inquiétude est grande, notamment sur à Sérent et Pleucadeuc, dans le Morbihan, dont environ 250 salariés ont manifesté mercredi à Vannes.

Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse

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