Plus jeunes et en solo : les expatriés français changent

le , mis à jour à 08:02
0
Plus jeunes et en solo : les expatriés français changent
Plus jeunes et en solo : les expatriés français changent

Le projet de loi Travail a mis la jeunesse dans la rue. Mais la France et sa courbe du chômage qui rechigne à s'inverser les poussent en dehors des frontières. De plus en plus de jeunes actifs s'expatrient pour aller dénicher un emploi sous d'autres cieux. En 2015, selon les derniers chiffres du ministère des Affaires étrangères (MAE), 1,7 million de Français étaient officiellement enregistrés à l'étranger, soit une progression de 1,8 % par rapport à 2014. Si l'on ajoute les Français non répertoriés, le total tourne plutôt autour de 3 millions.

La pyramide des âges détaillée de cette diaspora n'existe pas, mais « de plus en plus de jeunes passés par Erasmus (NDLR : le programme européen d'échange d'étudiants entre grandes universités européennes) partent à la recherche d'un premier job à l'étranger », constatent les experts du secteur, tant au Quai d'Orsay qu'à la Caisse des Français de l'étranger (CFE), la « Sécu » des expatriés. Beaucoup de trentenaires leur emboîtent le pas. En clair, sur son portrait-robot, le Français qui part travailler hors des frontières nationales fait une cure de jouvence.

Selon le baromètre 2016 du groupe Humanis, spécialisée dans la protection sociale des Français de l'étranger, les moins de 35 ans représentent 13 % et les 35-49 ans 40 % des Français vivant sous d'autres cieux. Le cliché de l'expat — un homme d'âge mûr, cadre d'une grande entreprise, envoyé loin de l'Hexagone dans des conditions très avantageuses avec femme, enfants, chauffeur — a du plomb dans l'aile... Aujourd'hui, de nombreux jeunes partent, presque baluchon sur le dos, dans l'espoir de décrocher sur place des contrats locaux. Toujours selon ce baromètre, 61 % des expatriés travaillent sous un contrat local pour une entreprise locale.

Gare à la protection sociale

C'est là qu'il faut faire attention ! « Beaucoup d'ingénieurs fraîchement diplômés choisissent ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant