«Plus de moteur pour la croissance mondiale»

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INTERVIEW - Chef économiste chez Natixis, Patrick Artus décrypte la crise des pays émergents et ses conséquences sur les pays développés.

LE FIGARO - Sommes-nous face à une crise des pays émergents semblable à celle des années 1997-2000?

Patrick ARTUS - Il y a des points communs avec les crises russes, asiatiques ou sud-américaines du tournant des années 2000: l'arrêt soudain des financements extérieurs indispensables pour payer les déficits courants de pays habitués à vivre à crédit. C'est le cas depuis début mai en Inde, en Turquie ou au Brésil. Les inves­tisseurs partent, car il y a une réappréciation du «risque émergent»: ils réalisent soudain qu'ils ont des problèmes structurels et retirent leurs capitaux. L'Inde a besoin de 300 milliards de dollars par an pour financer son déficit extérieur. ­Lorsque les investisseurs se retirent, cela provoque une grave crise.

Pourquoi l'Asie échappe-t-elle à ce...

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