Plus de la moitié des retraités français aident financièrement un proche

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Même si les revenus diminuent, les retraités français restent généreux, selon une étude mondiale de HSBC. Les habitudes varient beaucoup d'un pays à l'autre pour des raisons culturelles et liées au mode de financement des retraites.

La solidarité transgénérationnelle n'est pas un vain mot. Plus de la moitié des retraités français (54%) aident financièrement une autre personne, constate une étude mondiale de HSBC sur les retraites («Le futur des retraites» *). Ce nombre est supérieur à la moyenne mondiale (50%). À noter que près d'un quart d'entre (22%) effectue des donations à des fondations et autres œuvres de charité.

On constate toutefois d'importantes différences d'un pays à l'autre. Les retraités américains (56%) et surtout ceux vivant dans des pays émergents sont les plus généreux. Les Indiens (68%), les Indonésiens (68%), ou encore des Argentins (65%) arrivent en tête.

Les comportements diffèrent sensiblement en Asie. Ainsi, seuls 34% des retraités de Singapour et 35% de ceux habitant HongKong donnent un coup de pouce financier à une autre personne. Dans cette ancienne colonie britannique, le système de retraite a seulement été mis en place en 2000 et toutes les personnes âgées n'en bénéficient donc pas. Pendant longtemps, les enfants ont été contraints d'aider leurs parents âgés et parfois même de les héberger. En revanche, en Chine (HongKong fait certes partie de la Chine, mais a conservé ses propres systèmes de fonctionnement), c'est presque l'inverse qui se produit, puisque 48% des retraités soutiennent financièrement les membres de leur famille. Certainement pour des raisons culturelles, moins d'un retraité britannique sur deux (43%) est dans ce cas.

Au-delà de ces différences géographiques, liées en partie au mode de financement des retraites prévalant dans chaque pays, partout dans le monde ce sont les trentenaires (66%), les quadragénaires (73%) et les quinquagénaires (63%) qui sont le plus mis financièrement à contribution pour aider les membres de leur famille, souligne l'étude de HSBC. Ce qui n'est guère surprenant, car cela correspond à l'âge où l'on a des enfants à charge. Avec la crise, ces derniers quittent de plus en tard le nid parental. Sans oublier, que les personnes de plus de 55 ans, doivent dans certains cas, subvenir aux besoins d'un parent dépendant.

Est-ce pour cette raison que près d'un quart des préretraités (24%) sondés déclare ne pas avoir commencé à économiser en vue de leur retraite? La France, où le système de retraite par répartition reste relativement avantageux, fait partie des pays où cette tendance est la plus marquée (33% des plus de 55 ans n'ont encore rien prévu financièrement pour leurs vieux jours). A contrario, seuls 14% des Américains sont dans ce cas.

Pourtant, «les préretraités interrogés s'attendent à devoir épargner pendant 7 années de plus que les retraités (14 années pour les Chinois)», souligne l'étude. Soit 30 ans en moyenne, contre 23 ans. Les retraités actuels ont commencé à épargner pour leurs vieux jours à 35 ans et ont pris leur retraite à 58 ans en moyenne. Les plus de 55 ans d'aujourd'hui ont eux commencé à 30 ans et ils ne devraient prendre leur retraite qu'à 60 ans.

Autre constante, à travers le monde, la famille (63%) et la sécurité financière (56%) arrivent en tête des priorités de chaque personne sondée, quel que soit son âge.

* 18 207 personnes ont été interrogées dans 17 pays.

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