Plus de 80 millions de promesses de dons pour racheter l'Élysée

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Une annonce fictive publiée la semaine dernière proposait aux Français de racheter l’Élysée. Elle a produit son petit effet. La start-up a annoncé qu’elle avait écrit une lettre à François Hollande.

Le site de financement participatif (crowdfunding) dédié à l’immobilier, qui proposait le 14 juillet aux Français de racheter fictivement l’Élysée, a récolté 80 millions d’euros de promesses d’investissement en faveur du patrimoine national, a indiqué à l’AFP l’un des co-fondateurs. Cette opération de communication mettant en scène le président de la République tenant une affiche «À vendre, Palais de l’Élysée», a permis de récolter, «en seulement cinq jours et grâce à plus de 1.100 participants, plus de 80 millions d’euros en intentions d’investissement», a déclaré Yoni Botbol, 25 ans, directeur général du site.

La start-up a envoyé lundi une lettre recommandée au chef de l’Etat François Hollande, sollicitant une audience pour lui exposer son projet «d’aider les Français à devenir ensemble propriétaires de joyaux nationaux», a-t-il ajouté. «S’il accepte de mettre un bien sur notre site, ça pourrait fonctionner», assure le jeune entrepreneur, faisant valoir que la «pétition financière» de la semaine dernière a prouvé que «la demande existe». Dans le cas contraire, où iront les promesses de dons? «S’ils sont d’accord, on leur proposera de se reporter sur nos autres produits», explique Charley Azoulay, directeur développement de la start-up.

«Un coup de pub qui cache un vrai outil»

La plateforme s’était offert un coup de publicité décalé la semaine dernière en étalant dans la presse le photo-montage représentant le chef de l’Etat sur une pleine page. «Il s’agissait évidemment d’une fausse petite annonce, mais visant à promouvoir un vrai outil», rappelle la start-up dans un communiqué. Le slogan «Le 14 juillet 1789, les Français ont pris la Bastille. Le 14 juillet 2015, Crowdimo.fr permet aux Français de racheter l’Elysée» n’avait effectivement pas une once de crédibilité.

La plateforme de financement participatif créée en janvier fait valoir que «plusieurs joyaux nationaux ont été vendus à des investisseurs étrangers ces dernières années», et que les cessions immobilières de l’État contribuent au redressement des finances publiques. Elle entend donner la possibilité au grand public d’investir à plusieurs dans l’immobilier (investissement locatif, en viager, rénovation, promotion). Reste à savoir si la présidence de la République sera réceptive à cette vision des choses. Et où irons véritablement ces 80 millions de promesses de dons.

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