Plus de 8.000 fonctionnaires d'Etat en plus en 2016

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LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION RESTE PRIORITAIRE AU NIVEAU EFFECTIFS
LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION RESTE PRIORITAIRE AU NIVEAU EFFECTIFS

PARIS (Reuters) - En baisse depuis le début du quinquennat, les effectifs de la fonction publique d'Etat vont repartir à la hausse en 2016 en France en raison du renforcement des missions de sécurité intérieure de l'armée à la suite des attentats de janvier.

Dans un document préparé pour le débat d'orientation budgétaire prévu jeudi au Parlement, le gouvernement prévoit la création nette de près de 8.300 postes l'an prochain. Par comparaison, plus de 2.500 avaient été supprimés l'an passé après plus de 7.000 en 2013.

La différence en 2015 tient au seul ministère de la Défense, qui bénéficiera de 2.300 créations nettes de postes.

Il devait en perdre 7.500 dans la loi de programmation militaire 2014-2019 avant que François Hollande n'infléchisse fin avril la trajectoire de celle-ci en invoquant l'existence de "lourdes menaces aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de notre territoire".

En conséquence, la Défense, qui doit assumer les coûts du dispositif Sentinelle déployé en métropole, verra aussi ses moyens augmenter d'un milliard d'euros à 31,7 milliards, auxquels s'ajouteront 250 millions d'euros de cessions immobilières.

Globalement, le gouvernement prévoit de stabiliser les crédits des ministères à 203 milliards d'euros en 2016.

Le plafonnement d'une série de taxes affectées aux opérateurs de l'Etat, la baisse des transferts aux collectivités locales et une charge de la dette estimée à 44,07 milliards d'euros (contre 44,34 milliards en 2015) lui permettraient d'afficher des dépenses totales de 369,8 milliards, soit près de trois milliards de moins par rapport à 2015.

Par rapport à la dernière loi de programmation pluriannuelle des finances publiques, il représente un effort supplémentaire de 1,2 milliard d'euros qui tient compte du ralentissement de l'inflation.

L'ÉDUCATION RESTE PRIORITAIRE

Côté ministères, l'Education nationale reste, comme les années précédentes, le principal département prioritaire au niveau effectifs (8.561 créations de postes). Ses crédits augmenteront de 518 millions d'euros, notamment pour maintenir le budget de la recherche.

Les autres ministères gagnants de 2016 seront la Ville, la Jeunesse et les Sports (+142 millions d'euros, pour financer la montée en puissance du service civique), les Affaires étrangères (+103 millions) et les activités sécurité du ministère de l'Intérieur (+117 millions).

Conformément aux engagements du Premier ministre Manuel Valls, la Culture (+44 millions) verra ses moyens légèrement progresser hors audiovisuel public. Mais le budget consacré à ce dernier est amputé de 120 millions d'euros, un manque à gagner compensé par la hausse de la redevance intervenue en 2015.

Le ministère des Finances sera mis une nouvelle fois à contribution, avec des baisses de 2.548 de ses effectifs et de 550 millions d'euros de son budget.

Le Logement devra faire avec 296 millions d'euros en moins, le gouvernement réfléchissant à une baisse des aides à la pierre et à une réforme de l'aide personnalisée au logement.

Le budget du ministère du Travail diminuera aussi mais bien moins que prévu initialement pour tenir compte de l'enveloppe supplémentaire de 100.000 emplois aidés annoncée récemment et du renforcement des moyens de l'apprentissage.

Le ministère de l'Ecologie devra également se serrer la ceinture. La baisse de ses moyens sera toutefois en partie compensée par la montée en charge du programme d'investissements d'avenir dans ses domaines d'intervention et du Fonds de financement de la transition énergétique.

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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  • jbellet le jeudi 9 juil 2015 à 14:12

    On a déjà trop de fonctionnaires et les socialistes continuent d'embaucher. .. comme si le déficit de la France n'était pas suffisamment haut. ...

  • picokrab le jeudi 9 juil 2015 à 11:53

    l'administration : on y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts

  • SB1954 le jeudi 9 juil 2015 à 10:25

    Si ils sont créés dans les ministères ravagés par la RGPP sarkozyste c'est ok (Police - Justice par exemple). Mais le pire de l'explosion sera dans les collectivités territoriales avec la mise en place des grandes Régions, vous verrez. Oui, le pire c'est maintenant !

  • murashig le jeudi 9 juil 2015 à 10:22

    les vrais soucis sont les progres de la gerontologie...il va falloir verser des retraites aux fonctionnaires en transfert du produit de travail des actifs jusqu a plus de 100 ans ... le mur va etre percute a toute vitesse sans airbag !!!!

  • dsta le jeudi 9 juil 2015 à 09:43

    Après le Grècexit, le Francexit est sur de très bon rails Grèce à Hollande...! Pas étonnant qu'il soutienne mordicus, ses comparses dépensiers d'Athènes.

  • aiki41 le jeudi 9 juil 2015 à 07:00

    Génial ! nous vivons dans un pays endetté jusqu'au cou qui fait supporter au peuple l'incapacité (ou la non volonté) de se réformer pour réduire ses charges. Et tout ça dans une UE moribonde qui s'est construite sur le mensonge pour exister. On est quand même mal barrés

  • a.guer le mercredi 8 juil 2015 à 18:21

    sans compter les fonctionnaires locaux en plus ! Pas mal pour un pays qui veut déduire ses déficits ! Merci FH et sa clique de socialistes qui dépensent sans compter notre argent

  • milano12 le mercredi 8 juil 2015 à 17:32

    c est scandaleusement scandaleux

  • M1945416 le mercredi 8 juil 2015 à 17:17

    Sur l'ensemble de la période de versement estimée, les retraites de la fonction publique représentent aujourd'hui un engagement total variant, selon le taux d'actualisation, de 1200 à 1400 milliards€. Autrement dit, l'Etat s'est engagé à verser à ses fonctionnaires une somme équivalent à 70% de la dette publique au titre des pensions.

  • M1945416 le mercredi 8 juil 2015 à 17:17

    Dans ce tableau apocalyptique, d'autres données font froid dans le dos. A l'horizon 2050, par exemple, selon le taux d'actualisation, le besoin en financement du système de retraites publiques devraient osciller entre 62 et 68 milliards€. Un effort colossal à consentir pour une population très limitée.