Plus de 50 kg de truffes vendues au début de la saison à Lalbenque

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hightowernrw/shutterstock.com
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(AFP) - Plus de 50 kilos de truffes ont été vendus mardi à Lalbenque, dans le Lot, lors du premier marché de gros d'une saison qui s'annonce sous les meilleurs auspices, d'après les professionnels.

Un millier de personnes s'étaient rassemblées dans la rue du marché aux truffes de cette commune de 1.600 habitants pour assister au marché en gros, le plus important du Sud-Ouest.

Une demi-heure après le coup de sifflet qui a donné le départ des transactions, 55 kg de diamant noir s'étaient vendus entre 300 et 700 euros le kg, pour une moyenne de 400 euros. "C'est le début de la saison, après les cours montent", a déclaré à l'AFP Alain Ambialet, président de la Fédération de trufficulteurs de Midi-Pyrénées et du syndicat de Lalbenque.

Sur le marché de détail, 1,2 kg ont été vendus à des particuliers pour 700 euros le kilo.

"La saison s'annonce bien", a commenté M. Ambialet. "On a eu un climat favorable, de l'eau en été avec une petite ondée tous les 15 jours".

Les trufficulteurs mettent en garde toutefois contre les risques de gel. Si l'hiver précoce a déclenché la maturation de la tuber melanosporum prisée par les gastronomes, des températures trop basses pourraient lui nuire.

Pendant la dernière campagne, 800 kg de truffes ont été vendues au total à Lalbenque, au cours moyen de 750 euros/kg.

Jean-Charles Savignac, président de la Fédération française des trufficulteurs (FFT), confirme que la saison devrait être "assez bonne". "Il y a eu de l'eau de façon assez régulière".

En France, la récolte 2011-2012 a atteint 40 tonnes (44 tonnes la saison précédente).

Les trufficulteurs, habitués depuis des décennies à gérer la rareté face à une demande qui ne faiblit pas, subissent de plus en plus les effets du réchauffement climatique. Au début du XXe siècle, la France produisait plus de 1.000 tonnes annuelles de tuber melanosporum, dite truffe du Périgord, un champignon qui grandit en symbiose avec les racines des arbres. Dans les années 1990, la production avait chuté à peine 10-15 tonnes par an, à cause de la désertification des campagnes et de la déprise agricole. La canicule de 2003 avait achevé de porter le coup de grâce aux truffières naturelles.

Pour faire face, les trufficulteurs plantent des arbres développés en pépinières, utilisent l'irrigation, expérimentent des techniques. Chaque année, souligne la FFT, sont plantés entre 300.000 et 400.000 plants truffiers, soit un millier d'hectares supplémentaires de truffières: ainsi, même lorsque les conditions météorologiques ne sont pas optimales, le plancher de production augmente.

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