Plus de 300 manifestants à Paris pour soutenir Greenpeace

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PARIS (Reuters) - Greenpeace a revendiqué avoir réuni plus de 300 manifestants samedi à Paris pour protester contre l'arrestation en Russie d'une trentaine de ses militants, dont un Français, après une action contre une plate-forme pétrolière dans l'Arctique.

L'ONG a adressé vendredi une lettre à François Hollande, lui demandant d'intervenir en faveur de la libération de ses militants, alors que les Pays-Bas, qui ont deux ressortissants incarcérés en Russie, ont lancé une procédure d'arbitrage contre la Russie sur ce dossier.

"Nous comptons plus de 300 manifestants. C'est un succès, il y a plusieurs organisations, des ONG, des élus; on sent un début de mobilisation", a déclaré un porte-parole de l'organisation, joint par téléphone.

Des manifestations ont lieu samedi dans 45 pays, a-t-il précisé. Des rassemblements ont notamment eu lieu en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.

Les autorités russes se sont montrées pour leur part indifférentes au lendemain de la procédure engagée par les Pays-Bas. Alexeï Mechkov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, a indiqué que Moscou avait demandé à de multiples reprises et en vain aux Pays-Bas d'empêcher l'organisation d'actes "illégaux", et a qualifié de "pure provocation" les faits reprochés aux membres de Greenpeace.

Le navire a été arraisonné par les autorités russes à la mi-septembre. Tous les militants ont été inculpés d'actes de piraterie, a-t-on appris jeudi. Les personnes interpellées - il s'agit de 28 militants de Greenpeace et de deux journalistes indépendants - encourent 15 ans de prison.

À part les deux Néerlandais et le Français Francesco Pisanu, le groupe compte six Britanniques, quatre Russes, deux Argentins, deux Canadiens, deux Néo-Zélandais, un Américano-Suédois, un Américain, un Australien, un Brésilien, un Danois, un Finlandais, un Italien, un Polonais, un Suisse, un Turc et un Ukrainien. Ils sont détenus dans une prison de Mourmansk dans le nord de la Russie.

Les militants se trouvaient à bord de l'Arctic Sunrise, le navire de Greenpeace enregistré aux Pays-Bas, pour participer à une action sur la plate-forme pétrolière "Prirazlomnaïa" du géant russe Gazprom située dans l'océan Arctique.

Greenpeace indique ne pas avoir reçu de réponse du président de la République pour le moment.

Marion Douet et Julien Dury, édité par Danielle Rouquié

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  • nayara10 le samedi 5 oct 2013 à 21:13

    On ne vapas payer le pétole plus cher pour une bande de Kho...ne ..Hards..La SIBÉRIE est aussi une BONNE TERRE d'accueil.