Plus de 30 morts dans un attentat à Damas, obus contre l'état-major

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Un attentat suicide à la voiture piégée près du siège du parti Baas à Damas a fait jeudi plus de 30 morts en majorité des civils, suivi par la chute de deux obus sur le siège de l'état-major syrien dans la capitale, selon une ONG et des médias officiels.

Le Liban voisin pourrait de son côté basculer dans la violence si le général Selim Idriss, chef d'état-major de l'Armée syrienne libre (ALS), principale composante de la rébellion, mettait à exécution sa menace de bombarder le mouvement chiite Hezbollah, allié indéfectible du régime de Bachar al-Assad.

Vers 10H00 locales (08H00 GMT), heure de grande affluence dans le quartier commerçant de Mazraa, un kamikaze a fait sauter sa voiture remplie d'explosifs devant un barrage formé de blocs de béton obstruant l'entrée du siège du Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle dans le pays.

Des images diffusées par la télévision montraient des voitures détruites et en feu, une épaisse fumée noire, des corps d'hommes ensanglantés gisant par terre et des immeubles endommagés.

"C'est ça la liberté qu'ils veulent' C'est ça l'Armée syrienne libre'" a dit un homme interrogé par la télévision syrienne sur le lieu de l'attentat qui n'a pas été revendiqué.

"C'est du terrorisme! c'est ça que vous appelez islam'" fulmine un blessé, en référence aux groupes jihadistes qui combattent auprès de l'ASL le régime Assad confronté depuis mars 2011 à une révolte transformée en conflit armé.

La télévision officielle et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) ont affirmé qu'il s'agissait d'un attentat suicide. La télévision a fait état de 35 morts et 237 blessés tandis que l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et médecins, parle d'"au moins 31 morts", en majorité des civils.

Selon la chaîne officielle Al Ekhbariya, des enfants figurent parmi les blessés car "une école se trouve à proximité" du lieu de l'explosion.

Deux autres voitures piégées ont explosé à proximité de deux postes des services de sécurité dans le quartier de Barzé dans le nord de la capitale, a précisé l'OSDH.

Plusieurs attentats meurtriers ont frappé Damas, visant notamment les bâtiments gouvernementaux, de renseignements ou de la sécurité, dont plusieurs ont été revendiqués par les rebelles islamistes.

Dans un nouveau défi au régime, des rebelles ont tiré trois heures plus tard deux obus de mortier sur le siège de l'état-major syrien dans le quartier des Omeyyades, également dans le centre de Damas.

Les rebelles ont multiplié leurs attaques dans la capitale. Mardi, deux obus sont tombés à proximité d'un palais présidentiel, pour la première fois depuis le début du conflit, et mercredi des obus ont touché un complexe sportif tuant un footballeur.

L'ASL met en garde le Hezbollah

Les troupes du régime repoussent depuis des mois les tentatives des rebelles d'entrer dans Damas, place forte du pouvoir, et bombardent par air et à l'artillerie lourde les poches de résistance à la périphérie.

Alors que le Liban voisin cherche à se distancier du conflit qui a fait plus de 70.000 morts depuis mars 2011 selon l'ONU, il risque d'être emporté dans la violence si l'ASL met à exécution ses menaces de bombarder des positions du puissant mouvement armé Hezbollah au Liban.

Le général Idriss a accusé mercredi le Hezbollah d'avoir bombardé à partir du Liban des positions rebelles dans la région syrienne de Qousseir, frontalière du Liban.

"Au terme des 48 heures, c'est-à-dire jeudi, l'ASL à Qousseir répondra aux sources des tirs et nous mobiliserons aussi les combattants dans d'autres régions", a-t-il averti.

Le Hezbollah n'a pas réagi à ces menaces.

En 2012, son chef Hassan Nasrallah a affirmé que des membres de son parti combattaient les rebelles syriens, mais à titre individuel.

Entre-temps, l'opposition syrienne en exil était réunie au Caire pour discuter de la proposition de son chef Ahmed Moaz al-Khatib d'entamer des discussions avec le régime, qui selon lui doivent nécessairement aboutir au départ de M. Assad.

Le chef de la diplomatie britannique William Hague, en visite à Beyrouth, a exhorté Damas à répondre positivement à cette offre et renouvelé l'appel à M. Assad à quitter le pouvoir.

Le régime syrien s'est dit prêt à dialoguer mais sans "conditions préalables".

La Syrie a basculé dans la guerre après la militarisation du mouvement de contestation violemment réprimé par le régime.

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  • zzxcvb41 le jeudi 21 fév 2013 à 15:30

    Ce n'est pas le peuple Syrien qui réclame le départ de Bachar mais les puissance Occidental et Sunnite.Et vous avez vu la gueule des rebelles ?Ils ont tous de belle barbes et sont extrêmement armée.On est loin du printemps Arabe.

  • zzxcvb41 le jeudi 21 fév 2013 à 15:21

    Et la France qui soutient ses terroristes (l'Armee Syrienne Libre).On veut retirer Bachar pour mettre un barbue terroriste a la place.La France joue a un jeu dangereux.