Plus de 30 morts dans les raids de jeudi à l'est de Damas-OSDH

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    * Les zones de combats en Syrie: http://reut.rs/1oGX5gm 
 
 (Actualisé avec frappes aériennes et réactions) 
    BEYROUTH, 1er avril (Reuters) - Les bombardements aériens de 
jeudi à Daïr al Assafir, ville de la Ghouta orientale aux mains 
des rebelles syriens, ont fait plus de 30 morts, dont une 
majorité de femmes et d'enfants, selon de nouveaux bilans 
communiqués vendredi par l'Observatoire syrien des droits de 
l'homme (OSDH) et par des volontaires de la Défense civile 
syrienne (SCD).  
    Les raids, que l'OSDH impute à l'aviation syrienne, ont été 
menés malgré l'accord de "cessation des hostilités" entré en 
vigueur fin février, qui ne concerne pas la lutte contre les 
djihadistes de l'Etat islamique et du Front al Nosra.  
    Ces derniers tiennent une partie de la Ghouta orientale, qui 
se trouve dans les faubourgs est de Damas.  
    Les frappes aériennes se sont poursuivies vendredi. Deux 
d'entre elles ont touché les faubourgs de Daïr al Assafir et au 
moins sept autres le village de Bala, au nord de la ville, a 
précisé l'OSDH.  
    L'organisation a précisé que 12 enfants, neuf femmes, un 
enseignant et un membre bénévole des services de secours 
figuraient parmi les 33 morts recensés après les frappes de 
jeudi.  
    Les "casques blancs" de la Défense civile syrienne (SCD) ont 
 déclaré de leur côté qu'une frappe avait touché une ambulance, 
tuant Walid Ghourani, un volontaire. Ils citent un bilan de 32 
morts.  
    La SCD a diffusé des photos qui montrent selon elles la 
destruction de la base des "casques blancs" à Daïr al Assafir, y 
compris celle d'un dépôt d'essence.  
    L'OSDH explique que les forces gouvernementales syriennes 
tentent d'encercler Daïr al Assafir, dans laquelle vivent encore 
2.700 familles.  
    Le département d'Etat américain s'est indigné des 
bombardements de jeudi. "Nous condamnons dans les termes les 
plus vifs ces attaques qui visent des civils", a déclaré son 
porte-parole, John Kirby. 
    La France a pour sa part dénoncé un "acte abject" et mis en 
cause directement Damas. 
    "Cette attaque, qui a visé délibérément des civils, y 
compris des enfants, montre que le régime poursuit ses exactions 
et viole la trêve", a déclaré le porte-parole du ministère 
français des Affaires étrangères. 
    "Cet acte abject vise à terroriser le peuple syrien et à 
saper les efforts de la communauté internationale en faveur 
d'une solution politique", a-t-il ajouté, soulignant que "les 
responsables devront rendre des comptes".   
 
 (Dominic Evans et Lisa Barrington à Beyrouth, avec John Irish à 
Paris; Jean-Philippe Lefief et Marc Angrand pour le service 
français) 
 
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