Plus de 210.000 demandes d'asile dans l'UE au deuxième trimestre

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PARIS, 18 septembre (Reuters) - Plus de 210.000 personnes ont introduit une demande d'asile dans l'Union européenne au cours du deuxième trimestre 2015 et un tiers d'entre eux viennent de Syrie ou d'Afghanistan, indique Eurostat, l'organisme de statistiques européen. Ce chiffre est en hausse de 15% par rapport au premier trimestre 2015 et de 85% par rapport au deuxième trimestre 2014, précise-t-il dans un communiqué. Au cours du deuxième trimestre 2015, les Syriens et les Afghans ont constitué les deux principales nationalités des demandeurs d'asile, avec respectivement 44.000 et 27.000 requêtes. Les Kosovars, qui constituaient la première nationalité au cours des trois premiers mois de 2015, ont vu leur nombre chuter, passant de près de 50.000 à un peu plus de 10.000 au deuxième trimestre. Le plus grand nombre de demandes ont été enregistrées en Allemagne (80.900), soit 38% du total de l'UE, suivie de la Hongrie (32.700), de l'Autriche (17.400), de l'Italie (14.900), de la France (14.700) et de la Suède (14.300). Le nombre de demandeurs par habitant est le plus élevé en Hongrie, pays dont le gouvernement refuse un système européen de répartition des réfugiés entrés en Italie ou en Grèce, devant l'Autriche et la Suède, souligne Eurostat. Près de 600.000 personnes avaient déposé en juin une demande d'asile qui était toujours en cours d'examen dans des pays de l'UE, contre 365.000 sur la même période de l'année précédente Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a convoqué les dirigeants des Vingt-Huit Etats de l'Union mercredi pour un sommet extraordinaire sur les réfugiés après l'échec d'une première réunion des ministres de l'Intérieur le 14 septembre. Les dirigeants doivent tenter de se mettre d'accord sur la répartition de 120.000 réfugiés entre les pays de l'UE, proposée par la Commission pour soulager l'Italie, la Grèce et la Hongrie, qui font face à un afflux sans précédent. Les tensions se sont nettement aggravées ces derniers jours entre Européens. Le Premier ministre français, Manuel Valls, a dénoncé mercredi la façon "inacceptable" dont certains pays refusaient de jouer le jeu européen et des ministres allemands ont évoqué des mesures de rétorsion. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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