Plus de 2.000 personnes impliquées dans le djihad en France-Valls

le
0
    * La menace terroriste va durer, dit le Premier ministre 
    * Les perquisitions ont permis selon lui d'éviter un 
attentat 
    * Il juge l'état d'urgence "indispensable et efficace" 
 
    PARIS, 5 février (Reuters) - Plus de 2.000 personnes sont 
impliquées dans le djihad en France, dont plus d'un millier se 
sont rendues en Syrie et en Irak, où opère l'Etat islamique, a 
dit vendredi Manuel Valls.   
    "Nous venons juste de franchir le seuil de 2.000 Français ou 
individus résidant en France impliqués dans les seules filières 
syro-irakiennes", a déclaré le Premier ministre devant 
l'Assemblée nationale en présentant la réforme qui doit 
constitutionnaliser l'état d'urgence.   
    "Parmi eux, 1.012 se sont rendus sur place depuis la France, 
597 s'y trouvent toujours, c'est à dire 57% de plus que le 1er 
janvier 2015", a-t-il ajouté, évoquant une "menace terroriste" 
appelée à "durer". 
    Toujours selon le chef du gouvernement, au moins 161 
personnes ont trouvé la mort en Syrie et en Irak.  
    Manuel Valls a en outre qualifié "d'efficace et 
indispensable" l'état d'urgence mis en place au lendemain des 
attentats qui ont fait 130 morts le 13 novembre et dont le 
gouvernement a demandé la prolongation jusqu'au 26 mai.  
    Les perquisitions administratives conduites dans le cadre de 
ce régime d'exception ont permis selon lui de déjouer "un des 
projets terroristes".  
    En trois mois, a-t-il énuméré, 3.289 perquisitions 
administratives ont permis la saisie de 560 armes, dont 42 armes 
de guerre. Au total, 341 personnes ont été placées en garde à 
vue, 571 procédures judiciaires ont été ouvertes, et 407 
personnes ont été assignées à résidence.  
    "Des mosquées radicales et des salles de prière ont été 
fermées. Les filières sont déstabilisées. De nombreux individus 
sont identifiés et placés sous surveillance", a-t-il fait 
valoir.      
    Manuel Valls a fait ce bilan dans son discours de 
présentation aux députés le projet de loi constitutionnelle dont 
la seconde partie, celle relative à la déchéance de nationalité 
pour terrorisme, divise tant à gauche qu'à droite.  
 
 (Elizabeth Pineau, avec Marine Pennetier, édité par Yves 
Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant