Plus de 10.000 décrocheurs scolaires en Seine-Saint-Denis

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Pour le préfet Lambert, le trafic de drogue, qui rapporte à un guetteur jusqu'à trois fois le smic, est un facteur d'explication au désintérêt de certains élèves pour l'école.

Y a-t-il un rapport entre le trafic de stupéfiants et le décrochage scolaire? En Seine-Saint-Denis, lors de la présentation de son bilan annuel, le préfet du département, Christian Lambert, n'a pas hésité à faire le lien. «Les trafiquants, disait-il, utilisent souvent des mineurs comme guetteurs, payés 100 à 150 euros par jour. Ces mineurs abandonnent très souvent l'école pour sombrer dans le trafic et la délinquance.»

Le pouvoir attractif de l'argent sale dans les cités n'est évidemment pas la cause unique de cette dérive combattue par les autorités. «Mais lorsqu'un gamin touche, en un mois, deux ou trois fois ce que gagne un honnête travailleur, uniquement en surveillant les allées et venues sur un coin de trottoir, il y a peu de chances qu'il aspire à retrouver seul le chemin de l'apprentissage», estime Christian Lambert.

Cet ancien de l'antigang a obtenu la mise en place dans son département de huit plates-formes de suivi des décrocheurs. «L'objectif, dit-

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