Plongée dans le centre de tri de l'Elysée

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Plongée dans le centre de tri de l'Elysée
Plongée dans le centre de tri de l'Elysée

C'est un faire-part de naissance pour des jumeaux, en date du 24 avril. Au recto, le ventre d'une maman enceinte. Au verso, ce petit mot : « deux jolies frimousses à regarder, deux petites joues à câliner ». Son destinataire : François Hollande. Un « trophée » de plus pour celui qui, en juin 2012, s'était présenté dans une école primaire comme « le président des bisous ». Ces lettres, douces, plus dures, drôles, mais aussi dramatiques, atterrissent au palais de l'Alma, situé au 11, quai Branly à Paris (VII e), où se trouve le Service de la correspondance présidentielle (SCP).

« On reçoit en moyenne 800 lettres ou courriels tous les jours, adressés au président », explique Patricia Jannin, la chef du service. C'est dans ces ex-Ecuries royales que l'Elysée a installé un vrai centre de tri postal. A cette différence près que le portrait de Hollande est accroché aux murs... Ce matin-là, à 8 heures puis à 11 heures, les camionnettes de la Poste déchargent leurs bacs. Direction le scanner. Un agent est devant son moniteur à scruter le moindre pli ou colis suspect. Tout le monde porte des gants en plastique. Une mesure de sécurité contre les poudres suspectes ou dangereuses, tel l'anthrax.

«Tous les jours, il envoie un dessin»

Six autres fonctionnaires s'affairent à la lecture et à l'orientation du courrier. « C'est l'étape clé si on veut que les Français obtiennent rapidement un retour », explique une responsable. Chaque agent lit les lettres une à une. Un recto, une double page, voire plus. Une écriture manuscrite ou d'ordinateur. « Je lis tout avec attention... », jure l'une d'elles. Car il faut savoir décrypter et distinguer ce qui relève du commentaire général ou bien de la demande particulière ; du coup de gueule, « fréquent », ou de l'appel de détresse voire d'un chantage au suicide, « ce qui peut arriver ». « Bien souvent, les Français écrivent au ...

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