Plisson : « Nous nous sommes rendu le match facile »

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Après son écrasante victoire face à Oyonnax (69-8), le Stade Français est quasiment assuré de se maintenir en Top 14. Jules Plisson est apparu en conférence de presse particulièrement soulagé par ce succès.

Jules Plisson, c’est une belle journée pour le Stade Français, n’est-ce pas ? Oui, c’est une belle journée après une semaine très compliquée. Franchement, c’était vraiment dur de préparer ce match car, forcément, on était touchés par la situation du club. Tu t’imagines les pires scénarios. La presse ne nous a pas aidés car on voyait les différents scénarios, ce qui a remis une couche. Donc nous avions encore plus de pression. Mais nous avons joué à notre rythme. Nous avons essayé de se faire plaisir sur le terrain comme on a peu réussi à le faire cette année. C’était un match piège car on pouvait sortir du terrain avec cette pression de peut-être jouer la descente. Nous nous sommes rendu le match plus facile car nous sommes rentrés directement dedans avec des intentions de jeu. Nous avons senti que dès que nous accélérions, ils étaient vite dépassés. On vous a vu avec beaucoup d’intentions, est-ce que c’était-une façon de se racheter ? Nous voulions jouer tous les ballons, parfois avec un peu trop de gourmandise, mais le jeu appelle les fautes. Nous avons fait quelques fautes de main, des maladresses mais je crois que, dans l’état d’esprit, on n’a rien à nous reprocher sur ce match-là. Nous n’avons plus grand-chose à jouer cette saison. Pau a perdu donc si nous pouvons grimper d’une place et se faire plaisir sur les trois derniers matchs... Avez-vous l’impression d’avoir remis les pendules à l’heure ? Il fallait bien un jour le faire. Même si, aujourd’hui (samedi), cela ne reste qu’un match contre, malheureusement, une équipe qui va descendre. Donc je ne sais pas si on a vraiment remis les pendules l’heure mais, en tout cas, nous, dans le vestiaire, nous savions toute la semaine le risque de ce match-là. Il faut saluer l’équipe pour ne pas avoir lâché par rapport à la pression. Beaucoup de personnes disaient qu’Oyonnax était une équipe qui savait jouer le maintien et se transcender pour exister. On disait sur nous que nous n’avions pas forcément le comportement d’une équipe qui voulait se maintenir. Je crois qu’on a répondu... Les jeunes de cette équipe ont su jouer ce genre de match... Tout n’a pas été toujours facile pour les jeunes d’ici quand on a commencé à jouer en professionnel. Nous avons joué des matchs à pression et à enjeu. A l’époque, il y avait un entraîneur, Christophe Laussucq pour toujours nous remettre sur le terrain même si les résultats ne suivaient pas. Ils ont toujours cru en nous. Ils ont fait en sorte pour que nous prenions confiance et qu’au fur à mesure des matchs, on se sente un peu plus libérés. Peut-être que ces années-là - avec Christophe Laussucq, David Auradou et même avant - nous ont permis de relativiser sur la situation et de savoir ce qu’il fallait faire sur le terrain pour réussir à se maintenir. Les jeunes ont justement repris les choses en main cette semaine ? Non rien n’a changé cette semaine. Mais peut-être que plus tôt dans la saison, on aurait dû, nous, les jeunes, prendre plus les choses en main plutôt que ce soit Sergio (Parisse), Pascal (Papé) ou Dupuy qui viennent nous mettre un petit coup derrière la tête pour qu’on se réveille. Tout le monde dit qu’on est jeune mais finalement on a tous 25 ans maintenant donc nous ne sommes plus si jeunes que ça. C’est à nous aujourd’hui de faire la transition et de prendre un peu plus de responsabilités sur et en dehors du terrain. Je crois que cela viendra avec le temps. Je pense que cela sera plus facile dans une situation où le club sera en haut du tableau.
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