Plein le dos, des arrêts maladie

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Plein le dos, des arrêts maladie
Plein le dos, des arrêts maladie

En 2017, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) prévoit d'économiser 1,4 Md€ pour respecter l'objectif d'évolution des dépenses de santé, qui ne doivent pas augmenter de plus de 1,75 % : 700 M€ d'économies sont ainsi attendus d'un meilleur usage des soins, dont 100 M€ ciblent les arrêts de travail. Cet objectif n'est pas que comptable.

 

S'agissant des lombalgies, ce mal du bas du dos qui touche chaque année un Français sur deux, c'est avant tout un nouvel enjeu de santé publique. Selon l'Assurance maladie, les réponses médicales ainsi que les attentes des patients ne sont plus en adéquation avec les avancées de la science, qui recommande non pas de s'arrêter mais de rester actif le plus longtemps possible.

 

Une pathologie coûteuse

 

Si beaucoup de Français composent avec leur mal de dos, un cas de lombalgie sur cinq donne lieu à un arrêt de travail. Et chaque année, 6 700 Français sont arrêtés plus de six mois parce que leur lombalgie s'est durablement installée. Ces arrêts longs coûtent particulièrement cher à la Sécu puisqu'ils représentent 24 % du total des indemnités journalières versées chaque année, soit 3 Mds€. « L'enjeu est d'éviter aux patients que les lombalgies ne deviennent chroniques », explique Dominique Polton, directrice de la stratégie, des études et des statistiques de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts).

 

Un livre du dos

 

Pour prévenir cette chronicisation des lombalgies, l'Assurance maladie va lancer une campagne auprès des médecins et patients. Histoire de briser certaines idées reçues. Une étude anglaise qui fait référence, « le Livre du dos », synthétisée, pourra être distribuée au patient par le médecin.

 

Trop de radios

 

Selon des projections de la Sécu, en 2013, pas moins de 2,6 millions de personnes ont subi une radio du dos que l'on peut clairement associer à des ...

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  • kejocol il y a 5 mois

    a la CNAM, personne a mal au dos etant donné qu'ils ont les yeux rivés sur l'horloge pour ne pas debaucher en retard. la aussi, il y a des efforts de productivite a faire sans peine et surtout des economies a faire. Dans le batiment, on n'a pas le temps de se plaindre. les instits n'ont pas encore commencé a bosser qu'ils prévoient une greve et la, personne a mal au dos.

  • BARIL22 il y a 5 mois

    6 mois d’arrêt pour une lombalgie, ce sont forcément des fonctionnaires, car dans le privé c’est la porte.

  • d.e.s.t. il y a 5 mois

    Chez les fonctionnaires, la fatigue est toujours chronique, et pourtant il y en a 1 million d'inutiles!

  • nayara10 il y a 5 mois

    Avec la nouvelle génération scotchée au portable ,et à la tablette .Il est clair ,que nous créons une race de déficients à motricité réduite .

  • smangin il y a 5 mois

    et la CMU on en parle ? La salle d'attente de mon généraliste est remplie tous les jours (sauf à l'heure du déjeuner) par des inactifs pas vraiment souffrants mais qui s'occupent comme ils le peuvent...

  • axfapi il y a 5 mois

    il faudrait aussi reporter à3js la carence pour les fonctionnaires dont les arrêts de maladie ont explosés depuis 2012 quand la gauche à supprimer le délai de 1js .Également supprimer les 20js de congés accordés à certains fonctionnaires pour garder les enfants malades et que les concernés décomptent comme on décompte les jours de vacances.

  • 8charlie il y a 5 mois

    bientot des robots pour remplacer les travailleurs !!! ca sera le paradis !!

  • pversaul il y a 5 mois

    Sauf que lorsqu'une entreprise signale des abus avec à la clé des prescriptions émanant toujours du même praticien, on répond que ce n'est pas anormal ... Alors ils devraient commencer par faire le tri dans le personnel et évincer ceux qui ne veulent pas se compliquer la vie.