Plats cuisinés à base de poisson: peu de poisson et des informations imprécises

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Les informations sur la composition des plats cuisinés à base de poisson restent imprécises selon la CLCV (AlexPro9500/Istock.com)
Les informations sur la composition des plats cuisinés à base de poisson restent imprécises selon la CLCV (AlexPro9500/Istock.com)

(AFP) - Les informations sur la composition des plats cuisinés à base de poisson restent imprécises, la quantité de poisson y est globalement faible et les préparations sont trop salées, révèle jeudi une étude menée par la CLCV, qui constate de faibles progrès deux ans après une première étude.

L'association de consommateurs a étudié les étiquettes de 237 produits à base de poissons (rillettes, surimis, soupes, parmentiers, brandade, plats cuisinés, hachés et panés), issus à la fois de marques nationales et de marques distributeurs.

Concernant la façon dont les quantités de poisson sont indiquées sur les étiquettes, "des progrès sont notables depuis notre enquête de 2014. Mais des efforts sont encore attendus, notamment sur les panés", souligne la CLCV.

Plus de 90% des produits analysés mentionnent en effet le pourcentage de poisson de manière explicite. A contrario, moins de 10% ne le font toujours pas.

De plus, la CLCV "constate globalement que la teneur en poisson est assez décevante" dans les 7 catégories de produits analysés.

Ainsi les brandades et parmentiers contiennent en moyenne 27% de poisson, les soupes 29%, le surimi 35%, les panés 56,6% et les rillettes 58,4%.

Les hachés contiennent par contre 73,8% de poisson en moyenne.

Encore faut-il pouvoir connaître la nature de la matière première utilisée: filet, chair, chair hachée, pulpe ou filet de poisson.

Selon la CLCV, pour la majorité des rillettes et de nombreux hachés et soupes, il est seulement indiqué poisson, thon, saumon ou colin d'Alaska..., sans plus de précision. Mais "la mention filet n'étant pas présente, on peut se douter qu'il s'agit plutôt de chair ou de chair hachée".

En revanche, "les surimis font figure d'exception et indiquent dans tous les cas la présence de chair de poisson. Ceci peut s'expliquer par l'existence, pour les surimis, d'une norme AFNOR, d'application volontaire, qui précise la composition du surimi produit en France", souligne l'association de consommateur.

La CLCV relève aussi que les produits sont globalement très salés et que certains produits destinés aux enfants comme les panés "sont un peu moins bons du point de vue nutritionnel que ceux à destination des adultes", avec un peu moins de protéines et plus de sel, de sucre et de matières grasses saturées.

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