Planus : un meuble ne meurt jamais, il dort .

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Planus : un meuble ne meurt jamais, il dort .
Planus : un meuble ne meurt jamais, il dort .

53 minutes. C'est tout ce que Marc Planus avait dans les chaussettes ce dimanche face à Toulouse, mais cela a été suffisant pour participer grandement à la victoire de son Bordeaux de toujours (2-1). Jamais utilisé par Sagnol depuis le début de la saison, le défenseur central a pris tout cela avec le sourire, lui qui fête son quart de siècle du côté des Girondins.Quoi de plus normal que de faire partie des meubles quand on est fanatique de décoration d'intérieur ? Ces temps-ci, à Bordeaux, Marc Planus a pu donner libre cours à sa passion. Lui, le consommateur boulimique de magazines d'architecture et de déco a eu, depuis le début de la saison, le temps de tourner des pages sur son banc de touche, en tribune et même ailleurs. Sauf que comme toutes les belles vieilleries, les meubles ont souvent une deuxième vie. Courageux, Willy Sagnol a enfilé ses gants et a fouillé sous les toiles d'araignées et la poussière pour ressusciter Marc Planus, le temps d'une semaine à deux matchs. L'histoire du meuble Planus, c'est celle de la commode de famille qui passe les années, que l'on trouve toujours dans les appartements, de génération en génération, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Jamais favori pour ses coachs, presque toujours gagnant, Marc Planus n'est pas du genre à avoir un mot plus haut que l'autre, même quand on lui fait comprendre que s'il joue, c'est parce que les retraités du coin n'ont pas leurs cannes. Peut-être parce qu'il est trop bien éduqué, peut-être parce qu'au fond, il pense à Pierre, son frère. Toujours est-il qu'un meuble, c'est bien pratique.
Marco la légende, Pierrot l'antihéros
Parce que la grandeur d'un homme est en partie égale au nombre de vannes qu'il encaisse, Marc Planus est une légende. Du mythe footballistique, le défenseur central bordelais a une certaine idée de la longévité. À Bordeaux, son unique club depuis 2001, Planus est un François Tout, un Stéphane Gérard, un Alexandre Delpierre. Une légende Konami, sans la licence. Mais une légende quand même. Un type qui est dans le game depuis plus d'une décennie et qui, au moment d'affronter Toulouse pour le compte d'une douzième journée de Ligue 1 comme il en a connue beaucoup, peut se dire qu'il a joué avec Christophe Dugarry, Pedro Miguel Pauleta, Bruno Basto et l'immense Jean-Claude Darcheville il y a exactement douze ans. À cette époque déjà, on dit du jeune Planus qu'il ne répond pas aux " espérances athlétiques du haut niveau ". La vérité, c'est que le Planus qui a de l'or dans les pieds s'appelle Pierre, comme le disait Marc, trois ans de moins, à qui bon voulait l'entendre. " L'espoir de la famille, c'était lui. C'est malheureux, mais j'ai réussi grâce à son échec " confiait l'intéressé à L'Équipe, au sujet de celui qui n'a jamais pu signer pro chez...

Quoi de plus normal que de faire partie des meubles quand on est fanatique de décoration d'intérieur ? Ces temps-ci, à Bordeaux, Marc Planus a pu donner libre cours à sa passion. Lui, le consommateur boulimique de magazines d'architecture et de déco a eu, depuis le début de la saison, le temps de tourner des pages sur son banc de touche, en tribune et même ailleurs. Sauf que comme toutes les belles vieilleries, les meubles ont souvent une deuxième vie. Courageux, Willy Sagnol a enfilé ses gants et a fouillé sous les toiles d'araignées et la poussière pour ressusciter Marc Planus, le temps d'une semaine à deux matchs. L'histoire du meuble Planus, c'est celle de la commode de famille qui passe les années, que l'on trouve toujours dans les appartements, de génération en génération, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Jamais favori pour ses coachs, presque toujours gagnant, Marc Planus n'est pas du genre à avoir un mot plus haut que l'autre, même quand on lui fait comprendre que s'il joue, c'est parce que les retraités du coin n'ont pas leurs cannes. Peut-être parce qu'il est trop bien éduqué, peut-être parce qu'au fond, il pense à Pierre, son frère. Toujours est-il qu'un meuble, c'est bien pratique.
Marco la légende, Pierrot l'antihéros
Parce que la grandeur d'un homme est en partie égale au nombre de vannes qu'il encaisse, Marc Planus est une légende. Du mythe footballistique, le défenseur central bordelais a une certaine idée de la longévité. À Bordeaux, son unique club depuis 2001, Planus est un François Tout, un Stéphane Gérard, un Alexandre Delpierre. Une légende Konami, sans la licence. Mais une légende quand même. Un type qui est dans le game depuis plus d'une décennie et qui, au moment d'affronter Toulouse pour le compte d'une douzième journée de Ligue 1 comme il en a connue beaucoup, peut se dire qu'il a joué avec Christophe Dugarry, Pedro Miguel Pauleta, Bruno Basto et l'immense Jean-Claude Darcheville il y a exactement douze ans. À cette époque déjà, on dit du jeune Planus qu'il ne répond pas aux " espérances athlétiques du haut niveau ". La vérité, c'est que le Planus qui a de l'or dans les pieds s'appelle Pierre, comme le disait Marc, trois ans de moins, à qui bon voulait l'entendre. " L'espoir de la famille, c'était lui. C'est malheureux, mais j'ai réussi grâce à son échec " confiait l'intéressé à L'Équipe, au sujet de celui qui n'a jamais pu signer pro chez...

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