Planque : « J'ai dit à Lucas Pouille qu'il devait regarder très loin »

le , mis à jour à 08:47
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Planque : « J'ai dit à Lucas Pouille qu'il devait regarder très loin »
Planque : « J'ai dit à Lucas Pouille qu'il devait regarder très loin »

Vainqueur de son premier titre à Metz, le 16e mondial, 22 ans, Lucas Pouille et son coach Emmanuel Planque, 45 ans, sont dans leur base de Dubaï, en vue de se ressourcer avant les tournois de Pékin (ATP 500) et de Shanghai (Masters 1000). L'occasion d'évoquer le Français qui monte avec l'homme qui le guide depuis 4 ans.

 

Quand vous êtes-vous dit que Lucas pouvait être très fort ?

Emmanuel Planque. Je me suis dit qu'il y avait un petit truc au retour d'une tournée aux Etats-Unis et au Mexique, à l'automne 2012. Il avait remporté ses deux premiers tournois Futures, le dernier en hachant le Canadien Filip Peliwo, né comme lui en 1994, champion du monde juniors, avec quatre finales de Grand Chelem pour deux victoires (NDLR : Wimbledon et US Open), cette saison-là.

 

Vous le lui avez fait savoir ?

Dans le vol du retour, je lui ai dit qu'il devait regarder très loin. Que cela prendrait un peu de temps, qu'on allait travailler et qu'il allait y arriver. Il m'a regardé, m'a écouté sans rien dire. Il a acquiescé de la tête.

 

Quelles choses ont compté ?

En décembre 2013 et en décembre 2014, il s'est entraîné deux fois dix jours avec Stan Wawrinka à Lausanne et réalisé comment travaillait un tel joueur, en termes d'intensité et de volume. L'année dernière, en février, il a fait de même avec Roger Federer à Dubaï et a encore appris.

 

Y a-t-il un risque que Lucas attrape la grosse tête ?

C'est exclu, même si le risque existe d'être un peu sensible au discours ambiant qui le fait apparaître très bon, très fort, très beau. On est tellement loin des meilleurs... Quand il gagnait à Metz dimanche, Alexander Zverev remportait dans le même temps son premier 250 à Saint-Pétersbourg en battant Wawrinka en finale. Or, il a trois ans de moins ! Lucas n'est même pas le champion de son quartier, puisqu'il habite quasiment la même rue que Roger à Dubaï (rires).

 

Vous n'avez encore ...

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