Plan pour les migrants : le niet des régions de droite

le , mis à jour à 09:49
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Plan pour les migrants : le niet des régions de droite
Plan pour les migrants : le niet des régions de droite

« De la folie. » Pour le patron des Républicains, Laurent Wauquiez, le plan gouvernemental pour répartir les migrants de Calais a tout faux : « Au lieu de résoudre Calais, on va multiplier les Calais partout sur le territoire, et créer de surcroît un appel d'air. Il n'est pas question d'accepter ce diktat imposé en catimini », gronde le président de la région Rhône-Alpes - Auvergne. Même torpillage chez Christian Estrosi, patron de Paca, qui a aussitôt adressé un courrier au Premier ministre. « Cela ne reviendrait qu'à déplacer le problème et, au final, à créer au coeur de nos régions autant de micro jungles », cingle-t-il.

 

Solidarité nationale

Le président (NC) de Normandie, Hervé Morin, a des doutes sur la mise en oeuvre du plan. « J'attends de voir les immeubles que l'Etat compte réquisitionner pour les migrants et les réactions de la population. Elles risquent d'être violentes. Nous sommes dans un pays où il manque déjà un million de logements. »

Quid de l'effort de solidarité nationale, appelé de ses voeux par Bernard Cazeneuve ? Si les deux présidentes de région socialistes — Langudoc-Roussillon - Midi-Pyrénées et Bourgogne - Franche-Comté — assurent qu'elles prendront leur part, leurs homologues de droite refusent catégoriquement. « L'immigration clandestine, c'est non ! Fini ! Ce plan inacceptable ne va faire que fixer en France des migrants qui veulent partir en Grande-Bretagne », martèle Wauquiez, qui promet de fédérer les élus de sa région pour « combattre » le projet. Le président des Pays de la Loire, Bruno Retailleau, nuance à peine : « La solidarité serait envisageable... à la seule condition que les flux migratoires soient gérés. Mais ce n'est pas du tout ce que fait le gouvernement. » « Pour régler le problème de Calais, ajoute Morin, il faut d'abord expulser ceux qui sont expulsables et dealer avec les Anglais. Car c'est avant tout leur ...

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