Plan d'économies : Hollande défié par les siens

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Plan d'économies : Hollande défié par les siens
Plan d'économies : Hollande défié par les siens

Vous avez dit déni ? Hier soir, après avoir épluché la liste des 41 têtes brûlées qui se sont abstenues au PS, l'Elysée minimisait la casse. « C'est une satisfaction parce que c'est passé et surtout avec une majorité de gauche, qui n'a pas besoin de l'appoint de l'UMP et des centristes », aurait glissé François Hollande à ses conseillers, voyant même là une « stabilité pour la suite ». Voilà pour la version officielle

Car pour le président, qui a suivi le vote en direct, le coup est rude. Mezzo voce, certains de ses proches égrènent la liste des coupables possibles, dans un parfum de chasse aux sorcières. « On voit bien qu'Aubry pousse les écolos, il y a un axe qui se reconstitue. Elle a dû appeler sa copine Duflot ! » accuse un ténor du PS. « Les socialistes se sont comportés comme dans une réunion de fédération, avec des logiques d'appareil.

Ce n'est pas digne de l'intérêt général », peste un autre proche. D'autres tournent leur regard vers le chef des députés PS, Bruno Le Roux, accusé de ne pas avoir tenu les troupes, malgré quarante-huit heures de pressions maximales, et pas toujours amicales. « Celui-là, il a une cible sur le front », maugrée l'un. Un avant et un après ? « C'est une claque, des bouts entiers de notre majorité se barrent car le cap n'est pas le bon. On ne peut pas gagner en 2017 là-dessus », alerte un vieil ami du chef de l'Etat, sous couvert d'anonymat. « Et ce ne sont pas quelques gestes sur les petites retraites qui vont suffire ! » avertit le député PS et mutin Laurent Baumel, qui s'est abstenu.

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Le début du chemin de croix

De fait, ce n'est que le début du chemin de croix. Voilà Hollande et Valls contraints de composer avec une « majorité à la carte » alors que se profilent des textes ...

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