Plan d'économies : dans le vif du sujet

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Les budgets des ministères sont mis à la diète, sauf celui de l'Education nationale qui verra ses dotations progresser de 1,6% l'an prochain et de 2,5% d'ici 2017.
Les budgets des ministères sont mis à la diète, sauf celui de l'Education nationale qui verra ses dotations progresser de 1,6% l'an prochain et de 2,5% d'ici 2017.

Le gouvernement a détaillé ses engagements d'économies ministère par ministère pour la période 2015-2017. L'éducation nationale est le seul ministère à voir ses effectifs progresser significativement.

50 milliards d'euros d'économies pour les finances publiques au cours des trois prochaines années, l'objectif était connu. Le gouvernement vient enfin de détailler ses engagements d'économies ministère par ministère à l'occasion du débat d'orientation budgétaire. Le document publié par Bercy donne ainsi une idée des gagnants et des perdants pour atteindre ces 50 milliards répartis entre l'Etat (18 milliards), la Sécurité sociale (21 milliards) et les collectivités locales (11 milliards).

« Il faut rompre avec l'idée qu'un bon budget est un budget en hausse » a insisté Michel Sapin. Le ministre des finances précise toutefois que les économies ne remettront pas en cause « ni la qualité du service public ni le modèle social ». Il promet aussi un « budget de la recherche et des dépenses d'innovation préservés ». Dans le détail, les crédits des ministères ressortiront en baisse de 1,8 milliards d'euros en 2015, 2,1 milliards d'euros en 2016 et 2,3 milliards d'euros en 2017, les subventions aux opérateurs de l'Etat étant comprises dans ces chiffres. Les 11 milliards d'euros d'économies demandées aux collectivités locales seront, de leur côté, réparties par tranche de 3,7 milliards sur les trois années.

La Défense particulièrement visée

Si les discussions ministère par ministère ont été difficiles, selon l'aveu même de Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, on constatera sans surprise que l'Education nationale est la grande gagnante des "lettres-plafonds" avec des effectifs en hausse de 9.421 postes en 2015 (29.644 emplois d'ici 2017) et un budget qui passe de 68 milliards à 69,1 milliards l'an prochain (+1,6% et 2,5% d'ici trois ans). La Défense paie la note la plus lourde en matière de suppressions de postes (-7.500 postes) et des crédits en baisse de 0,6% pour l'an prochain (31,9 milliards). Le ministère de l'Ecologie, qui avait déjà coûté son poste à Delphine Batho pour avoir critiqué les dotations budgétaires insuffisantes de son ministère, devra aussi se serrer la ceinture avec des crédits en diminution de 0,5% en 2015 (13 milliards). La Justice est en revanche l'un des rares ministères qui verra ses crédits légèrement augmenter l'an prochain avec la création nette de 600 emplois (objectif de 1.834 postes supplémentaires d'ici trois ans). Autre ministère régalien, l'Intérieur devrait enregistrer 1.405 créations de postes d'ici 2017.

Certaines dotations cachent aussi de grandes disparités internes. Si le ministère de la Culture et de la Communication devrait enregistrer un budget stable d'ici 2017, l'audiovisuel va subir une cure drastique avec une division par dix de ses crédits. Le financement de l'audiovisuel, notamment de France Télévisions, devant être assuré intégralement en 2017 par le produit de la redevance.

Julien Gautier

Retrouvez le document du gouvernement : budget triennal 2015-2017

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  • MAUMIC le jeudi 10 juil 2014 à 17:14

    Le train de vie de l'état ne semble pas être pris en compte pour diminuer les dépenses pharaoniques des ministères, des ambassades et des collectivités locales qui continuent à embaucher à tour de bras. Pour la sécu ce sera encore les contribuables qui feront les frai des déremboursements.

  • M3442903 le jeudi 10 juil 2014 à 16:45

    ce gouvernement n'a toujours rien compris,et favorise a chaque décision les corporations qui l'élise,en quelque sorte tous les profiteurs de note société qui engloutissent des sommes phénoménales toujours a pertes (exit: l’éducation,la justice,la culture) faut vite les virer ces bon a rien

  • kejocol le jeudi 10 juil 2014 à 14:13

    sur les 50 milliards d'economie la moitie ou presque 21 a faire par la secu, donc, c sur, plus ou peu de remboursement des medicaments. Je propose donc de supprimer les cotisations de la secu prelevées sur nos salaires. Bizarre, encore plus d'enseignants, mesure electoraliste pour preserver l'electorat du PS. ce Gouvt nous prend vraiment pour des C...

  • mfouche2 le jeudi 10 juil 2014 à 13:53

    f.o.u.t.a.g.e de g.ue.u.le. Exemple choisi , on claironne la suppression de la dotation à l audiovisuel public (le plus coûteux du monde ) . On dit , enfin on taille dans les dépenses. Pas du tout : on compense en vous augmentant la redevance TV. Et on présente le tout comme des économies . Nous sommes gouvernés par des es.cr.ocs

  • rleonard le jeudi 10 juil 2014 à 12:56

    attendons nous a une sérieuse augmentation de la redevance télé dans les quelques années qui viennent ou alors, il faut les privatiser comme tf1 ou m6 !!!

  • alc2855 le jeudi 10 juil 2014 à 12:35

    40000 profs rémunérés qui ne sont pas devant des élèves. Tous planqués dans des pseudo associations "sociales" pseudo éducatives à la k.ON. Mais le système fonctionne puisque la France coule dans toutes les études.

  • m1234592 le jeudi 10 juil 2014 à 12:24

    Est-il possible que les gouvernements comprennent enfin que la quantité ne signifie pas la qualité ?Et surtout pas à l'EN !