Plan au printemps pour les raffineries Total-sources

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* Le plan portera sur les raffineries françaises du groupe * Il pourrait inclure des réductions de capacités * Aucun des 5 sites de Total ne sera complètement fermé-syndicat * Celui de La Mède sera réorganisé-FO * Total ne fait pas de commentaires (Actualisé avec nouvelles sources) par Michel Rose et Benjamin Mallet PARIS, 26 septembre (Reuters) - Total TOTF.PA se donne jusqu'au printemps 2015 pour élaborer un plan pour ses raffineries françaises, qui pourrait inclure des réductions de capacités mais n'entraînerait pas de fermeture de site, a-t-on appris vendredi de sources syndicales. Les marges de raffinage européennes de Total ont chuté cette année à leurs plus bas niveaux depuis près de quatre ans, le secteur faisant face en Europe à la concurrence des sites du Moyen-Orient, des surcapacités et une baisse de la consommation d'essence et de diesel. Après plusieurs semaines de conflit social et la fermeture des activités de raffinage de Dunkerque, Total s'est engagé en 2010 à ne pas fermer de raffinerie en France pendant cinq ans, un délai qui expirera donc l'an prochain. "Les annonces se feront au printemps, autour de mars-avril, à la fin de l'engagement des cinq ans (du PDG) Christophe de Margerie", a déclaré à Reuters une source syndicale au lendemain d'une réunion sur le sujet avec la direction. "Ils n'ont pas exclu l'arrêt partiel d'unités, mais ils confirment qu'aucun site ne sera complètement fermé", a-t-elle ajouté. Selon deux sources, le directeur général de la branche Raffinage-Chimie, Patrick Pouyanné, a en outre fait part jeudi de l'échec d'un projet visant à fusionner les raffineries de La Mède et de Lavera (qui appartient à Petrochina 601857.SS et Ineos INGRP.UL ), situées près de Marseille. Personne n'était joignable dans l'immédiat chez Total pour commenter ces informations. Selon Force ouvrière, Total annoncera au printemps 2015 un projet de réorganisation du site de la Mède. Le syndicat précise que le groupe pétrolier s'est engagé à poursuivre l'activité du site après son arrêt pour maintenance prévu cet automne, et à le maintenir au sein de Total. "La direction annonce également une réorganisation future afin de rendre ce site viable économiquement, ce qui en assurerait également la pérennité", ajoute FO dans un communiqué. Le projet devrait se traduire par des investissements stratégiques pour améliorer la compétitivité de certaines unités - une unité de biodiesel est évoquée - mais, toujours selon le syndicat, Total n'exclut pas l'arrêt de certaines activités. Patrick Pouyanné, selon des propos rapportés par deux syndicalistes qui avancent le chiffre de 100 millions d'euros de pertes annuelles pour La Mède, s'est dit prêt à "investir l'équivalent de trois années de pertes pour rendre le site pérenne". Les salariés de la raffinerie de La Mède ont exprimé au début septembre leur inquiétude après des déclarations de Christophe de Margerie, qui a dit vouloir "adapter" les activités françaises de raffinage à la baisse de la demande en produits pétroliers. ID:nL5N0R22WJ La raffinerie de Provence, qui emploie 500 salariés, pourrait être selon la CGT l'un des sites les plus fragilisés parmi les cinq raffineries du groupe en France. Une des sources interrogées par Reuters a déclaré que son syndicat ne lancerait pas d'appel à la grève avant les annonces du printemps 2015. La crise du secteur du raffinage européen a provoqué ces dernières années la fermeture de plusieurs sites en France métropolitaine, qui n'en compte plus que huit dont trois près de Marseille. Outre celle de La Mède, Total exploite en France les raffineries de Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), Donges (Loire-Atlantique), Feyzin (Rhône) et Grandpuits (Seine-et-Marne). (Edité par Dominique Rodriguez)


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