Plainte contre les excès de langage de Georges Kiejman

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Les procédures disciplinaires pour dérapage verbal entre magistrats et avocats sont rares.

«Son rouge à lèvres débordant, le poids qu'elle a pris (...) qui la rend plus humaine que la harpie desséchée qu'elle a été» : cette description, le 16 octobre, de la magistrate Isabelle Prévost-Desprez par l'avocat Georges Kiejman n'a pas plu. Ni à l'intéressée, il va de soi, ni à l'ensemble de la magistrature. Si bien qu'aujourd'hui ces propos peu courtois valent au défenseur de Liliane Bettencourt de faire l'objet d'une enquête du parquet de Paris, demandée par l'ex-garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie.

«Les magistrats ne comprendraient pas que vous laissiez sans réaction ces propos qui sont très éloignés de l'exercice habituel des droits de la défense», a en effet immédiatement averti Christophe Régnard, président de l'USM, le syndicat majoritaire, dans un courrier adressé au garde des Sceaux.

Pour l'USM, cette appréciation portée sur l'aspect physique d'un juge rentre dans le champ des outrages à magistrat. Le parquet de Paris a déjà ente

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