Placement : prenez rendez-vous avec l'art

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Les conseils d'Antoinette Leonardi (BNP Paribas) à ceux qui veulent diversifier leur patrimoine sur ce marché.

De plus en plus de particuliers sont tentés par le marché de l'art. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Certains sont déçus par les placements traditionnels et séduits par la fiscalité préservée des ½uvres d'art qui restent exonérées d'ISF. «Mais les motivations fiscales ne suffisent pas, on vit avec les ½uvres, c'est une sphère très personnelle qui peut bouleverser votre vie», relève ­Antoinette Leonardi, responsable du conseil en art chez BNP Paribas Wealth Management.

La plupart de ceux qui commencent une collection le font par goût. Et deviennent rapidement des amateurs passionnés. «On ne peut pas s'intéresser au marché de l'art à moitié. Il faut visiter les foires, comme bientôt la Fiac en octobre au Grand Palais à Paris ou la Foire de Maastricht aux Pays-Bas en mars, voir des expositions, des ventes aux enchères, enrichir sa bibliothèque», explique Antoinette Leonardi. Ses conseils sont accessibles à ceux qui font leurs premiers pas sur le marché de l'art comme aux amateurs aguerris (pour des acquisitions à partir de 60.000 euros en France et de 150.000 euros en Europe).

Dans quelques jours, elle sera à la Fiac avec des clients pour découvrir les 10 % de la grand-messe de l'art contemporain qui sont consacrés à l'art moderne, car elle ne s'aventure pas sur le marché de l'art contemporain. «C'est un très bon exercice pour se rendre compte de ce qu'aiment de nouveaux clients, l'abstrait, le figuratif, la peinture, la sculpture. Un test grandeur nature», explique-t-elle. Parfois les amateurs éclairés lui demandent un avis sur une ½uvre. «Il faut examiner les ½uvres de près, notamment avec une lampe ou une lampe à UV, et s'il le faut nous faisons appel à un restaurateur pour qu'il donne son avis.» Et elle sait dire non. «Il nous arrive souvent de déconseiller un achat en raison de sa qualité, de sa provenance, de son état de conservation ou de son prix», reconnaît-elle.

Même si dans les ventes aux enchères le client reçoit un constat d'état technique d'un tableau, il doit savoir que ce document est donné seulement à titre d'information, il n'engage pas le vendeur. Mieux vaut donc faire ses propres vérifications avant d'acheter. «Nous sommes parfois un ½il extérieur qui représente certains clients dans des ventes aux enchères. Car il faut voir les ½uvres et ne jamais acheter sur catalogue, le contact visuel est primordial», ajoute-t-elle.

Un marché solide

Les ventes new-yorkaises de novembre seront comme à l'habitude le baromètre du marché après les records du printemps. Depuis le début de l'année, les prix sont restés soutenus, même si la folie spéculative de l'art alimentée par la fièvre des acheteurs chinois a paru se calmer. Le tempo parisien? «La vente de la collection Marcel Brient fin septembre chez Sotheby's, qui présentait des peintres français du XXe siècle, s'est très bien passée», souligne Antoinette Leonardi. Une étude bleue et blanche de Simon Hantaï, de près de 3 m sur 2 m, a ainsi été vendue à plus de deux fois son estimation initiale à 720.750 euros avec les frais. Avis aux amateurs, le Centre Pompidou a programmé une exposition sur l'artiste à partir du mois de mai 2013. Si vous êtes tentés par le marché de l'art, Antoinette Leonardi conseille de se former l'½il à la Fiac, dans les musées, mais aussi lors de certaines expositions. Et signale à partir d'octobre l'exposition Auguste Herbin, un des fondateurs de l'abstraction en France, au Musée Matisse au Cateau-Cambrésis (59).

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  • muck12 le dimanche 7 oct 2012 à 10:29

    aux enchères déjà achat ou vente 20% minimum de frais galerie 50% plus chère

  • M7440558 le samedi 6 oct 2012 à 16:44

    non yafric yafric

  • gepadtun le samedi 6 oct 2012 à 10:14

    Pigeon, pigeon !