Placement : les jeunes n'ont pas le goût du risque

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En matière d'investissement, les 18-35 ans sont encore plus frileux que leurs aînés. S'ils sont une écrasante majorité à se constituer une épargne, ils investissent très peu en actions.

Les jeunes, prompts à prendre des risques? Pas en matière financière! C'est du moins ce que révèle le baromètre réalisé par Actionaria, un salon dédié à l'investissement en entreprises qui aura lieu les 18 et 19 novembre prochain à Paris. Les jeunes âgés de 18 à 35 ans sont, selon ce baromêtre, plus frileux que leurs aînés quand il s'agit de placer leurs économies. Ils sont à peine 8% à déclarer avoir déjà investi dans une entreprise, contre 14% des Français. Et cette prudence n'est pas la conséquence d'une moindre capacité financière: dès qu'ils ont un emploi, les jeunes sont en effet plus d'un sur trois à mettre de l'argent de côté.

Les Français dans leur ensemble ont pourtant déjà peu le goût du risque comparé à leurs voisins européens. Selon la Banque de France, les ménages de l'Hexagone continuent en effet de privilégier les investissements non risqués et ne placent que 22,75% de leur épargne en actions. La faute, selon un récent rapport de l'association française des marchés financiers (Amafi), à une fiscalité complexe, instable et pénalisante pour les investissements les plus risqués. La détention directe d'actions et d'obligations est la forme d'épargne la plus lourdement asujettie à l'impôt.

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Méconnaissance de la finance

La fiscalité joue également un rôle s'agissant de la frilosité des 18-35 ans. Près d'un jeune sur deux interrogés, soit un peu moins que la population dans son ensemble, affirme en effet que l'instabilité fiscale constitue un frein aux yeux des investisseurs potentiels. Mais selon le baromètre, l'obstacle principal à un comportement d'épargne plus risqué reste leur méconnaissance du monde de l'entreprise et de la finance. Sur 10, les jeunes mettent une note moyenne de 5,3 à leur compréhension du fonctionnement de l'entreprise. L'investissement en entreprise le plus connu des jeunes reste l'achat d'actions en Bourse (70% savent de quoi il s'agit et 9% en ont déjà acheté), puis le crowdfunding, connu par un jeune sur deux.

Cette méconnaissance du monde de la finance n'est pas l'apanage des plus jeunes. Une étude du Credoc publiée en 2014 soulignait que le niveau des Français n'est en effet pas très bon. Seule une personne sur deux est par exemple capable de trouver, parmi trois définitions possibles, celle qui correspond au dividende, et moins d'une sur deux sait qu'un fonds commun de placement est «un type de placement collectif». La crise financière n'a de surcroît pas concouru à améliorer leurs performances puisqu'entre 2004 et 2011, leurs connaissances se sont encore dégradées.

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