Placement en détention requis contre un pilote d'"Air Cocaïne"

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UN PILOTE D'"AIR COCAÏNE" PLACÉ EN DÉTENTION
UN PILOTE D'"AIR COCAÏNE" PLACÉ EN DÉTENTION

MARSEILLE (Reuters) - Bruno Odos, l'un des deux pilotes français condamnés en première instance en République dominicaine dans le dossier dit "Air cocaïne", a été entendu mardi à Marseille par une juge qui a demandé son placement en détention provisoire.

Le parquet de Marseille a également requis son incarcération au terme d’une audition marathon.

"C’est une très mauvaise nouvelle car il a donné tous les arguments pour qu’il soit remis en liberté. Il n’y a aucune raison pour qu’il reste en détention", a dit à la presse son avocat Jean Reinhart.

Bruno Odos était arrivé peu avant 09h00 au palais de justice où Pascal Fauret, le second pilote, doit à son tour être entendu mercredi par la juge Christine Saunier-Ruellan, qui instruit le volet français de l'affaire.

Les deux hommes ont fui la République dominicaine il y a une dizaine de jours.

"Mon client a été interrogé sur l’ensemble des éléments du dossier et sur les modalités de son extraction, qui n’a rien d’illégale. Il a répondu avec une sincérité désarmante", a déclaré Me Reinhart.

La magistrate a notamment interrogé le pilote sur "plusieurs vols suspects" aux yeux de la justice française, qui a ouvert, début 2013, une instruction dans le cadre de ce dossier de trafic de drogue présumé entre la République dominicaine et la France.

"Il a répondu à ses interrogations, précisant qu’il s’agissait de vols commerciaux où il n’avait pas vocation à vérifier le contenu des bagages. Il n’a jamais posé de question sur le contenu des affaires", a dit l’avocat.

"Il continue de clamer son innocence avec la plus grande vigueur", a-t-il ajouté.

Les deux pilotes avaient été interpellés en mars 2013 aux commandes d'un Falcon 50 à bord duquel furent découverts près de 700 kg de cocaïne répartis dans 26 valises. Deux autres Français arrêtés en même temps sont demeurés à Saint-Domingue sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès en appel.

Les quatre hommes ont été mis en examen en mai 2013 par la justice française pour "importation de produits stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs". Ils ont été condamnés à 20 ans de prison en première instance en République dominicaine, qui a émis un mandat d’arrêt international. Le gouvernement français n'extrade pas ses ressortissants.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet)

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