Placement en détention requis contre un des pilotes d'Air Cocaïne

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MARSEILLE, 3 novembre (Reuters) - Bruno Odos, l'un des deux pilotes français condamnés en première instance en République dominicaine dans le dossier "Air cocaïne", a été entendu mardi à Marseille par une juge qui a demandé son placement en détention provisoire. Le parquet de Marseille a également requis son incarcération au terme d'une audition marathon. "C'est une très mauvaise nouvelle car il a donné tous les arguments pour qu'il soit remis en liberté. Il n'y a aucune raison pour qu'il reste en détention", a dit à la presse son avocat Jean Reinhart. Bruno Odos était arrivé mardi matin peu avant 09h00 (08h00 GMT) au palais de justice où Pascal Fauret, le second pilote, doit à son tour être entendu mercredi par la juge Christine Saunier-Ruellan, qui instruit le volet français de l'affaire. Les deux hommes ont fui la République dominicaine il y a une dizaine de jours. "Mon client a été interrogé sur l'ensemble des éléments du dossier et sur les modalités de son extraction, qui n'a rien d'illégale. Il a répondu avec une sincérité désarmante », a affirmé Jean Reinhart. La magistrate a notamment interrogé le pilote sur « plusieurs vols suspects » aux yeux de la justice française, qui a ouvert, début 2013, une instruction dans le cadre de ce dossier de trafic de drogue présumé entre la République dominicaine et la France. « Il a répondu à ses interrogations, précisant qu'il s'agissait de vols commerciaux où il n'avait pas vocation à vérifier le contenu des bagages. Il n'a jamais posé de question sur le contenu des affaires », a affirmé l'avocat. « Il continue de clamer son innocence avec la plus grande vigueur », a-t-il ajouté. Les deux pilotes ont été interpellés en mars 2013 aux commandes d'un Falcon 50 à bord duquel ont été découverts près de 700 kilos de cocaïne répartis dans 26 valises. Deux autres Français, qui ont été arrêtés en même temps, sont demeurés à Saint-Domingue sous contrôle judiciaire dans l'attente de leur procès en appel. Les quatre hommes ont été mis en examen en mai 2013 par la justice française pour « importation de produits stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs ». Ils ont été condamnés à 20 ans de prison en première instance en République dominicaine, qui a émis un mandat d'arrêt international. Le gouvernement français n'extrade pas ses ressortissants. (Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet)

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