Piste criminelle privilégiée après l'incendie à Ajaccio

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 (Actualisé avec précisions) 
    AJACCIO, 30 avril (Reuters) - L'hypothèse d'un acte 
volontaire est privilégiée au sujet de l'incendie survenu dans 
la nuit de vendredi à samedi dans une salle de prière musulmane 
à Ajaccio (Corse-du-Sud). 
    L'enquête sur ce sinistre, qui a causé d'importants dégâts 
sans faire de blessés, a été confiée à la police judiciaire.     
    "Ce qui nous amène à la piste criminelle, ce sont deux 
départs ou tentatives de départ de feu sur la salle", a déclaré 
le procureur de la République à Ajaccio Eric Bouillard, qui 
s'est rendu sur les lieux en compagnie du préfet de Corse 
Christophe Mirmand.    
    Les premières constatations n'ont révélé ni trace 
d'effraction ni inscription sur les lieux, dit-on de source 
policière. 
    Des prélèvements ont été effectués dans l'après-midi par une 
équipe de spécialistes de la police scientifique venus de 
Marseille et les enregistrements des caméras de 
vidéosurveillance sont en cours d'analyse, a-t-on appris de 
source judiciaire. 
    La salle de prière est située dans le quartier du stade du 
club de football de la ville, le Gazélec Ajaccio. 
    Tout en soulignant que l'hypothèse criminelle n'était pas 
confirmée pour l'instant, les autorités locales et nationales 
ont dénoncé le caractère inacceptable des atteintes aux lieux de 
culte. 
    "Aucun acte antireligieux ne doit être toléré", a déclaré 
François Hollande dans un communiqué. 
    Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve ainsi que les 
dirigeants de l'exécutif Corse Gilles Simeoni et Jean-Guy 
Talamoni ont fait part par voie de communiqué de leur solidarité 
à l'égard des musulmans de Corse.      
    De son côté, le député-maire Les Républicains d'Ajaccio, 
Laurent Marcangeli, a dénoncé sur iTELE un acte "inacceptable", 
appelant à un renforcement de la surveillance des lieux de culte 
musulman.  
    "Il est à mon avis, dans les périodes difficiles que nous 
vivons, nécessaire d'assurer la protection de ces lieux de culte 
afin que nos compatriotes musulmans puissent exercer leur culte 
dans des conditions les plus tranquilles et les plus sereines 
possible, en accord avec les lois de la République", a-t-il dit. 
   
    "D'ores et déjà, des mesures sont prises par la police et la 
gendarmerie nationales afin de renforcer la sécurité des lieux 
de prière de Corse", a précisé la préfecture de Corse dans un 
communiqué.      
    L'incendie, signalé par deux fidèles se rendant sur place 
pour la première prière du matin entre 4h00 et 4h30 (2h00 GMT et 
2h30 GMT), avait rapidement été maîtrisé. 
    Fin décembre dernier, à la suite de l'agression de deux 
pompiers et d'un policier, des rassemblements de soutien aux 
forces de l'ordre avaient dégénéré à Ajaccio et une autre salle 
de prière musulmane avait été saccagée.      
    Une dizaine de personnes sont mises en examen dans ce 
dossier mais l'enquête sur le saccage de la salle n'a pas abouti 
à ce jour. 
 
 (Service France et Myriam Rivet, édité par Eric Faye) 
 
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  • a.gim le samedi 30 avr 2016 à 22:27

    Aucun acte antireligieux ne doit être toléré", a déclaré François Hollande dans un communiqué. Et nos églises tu en parles président..