Pirès : "Neville était méchant et très fort sur l'aspect psychologique "

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Pirès : "Neville était méchant et très fort sur l'aspect psychologique "
Pirès : "Neville était méchant et très fort sur l'aspect psychologique "

Joueur d'un seul club, Gary Neville a toujours juré fidélité aux couleurs de Manchester United où il a fait l'ensemble de sa carrière. Au total, celui qui est désormais l'adjoint de Roy Hodgson à la tête des Three Lions a porté pendant vingt piges le maillot des Red Devils avec lequel il aura tout gagné. Alors qu'il fête aujourd'hui ses 40 ans, nous avons demandé à son "meilleur ennemi", Robert Pirès, de nous parler de l'ancien latéral droit. Une interview faite de rivalité, bien sûr, mais également de respect.

Tu as toujours eu une relation particulière avec Gary Neville. Parle-nous un peu de vos confrontations. C'était à une époque où il y avait une grosse rivalité entre Manchester United et Arsenal, les matchs étaient toujours tendus. En ce qui concerne nos duels, vu qu'on jouait dans la même zone, il essayait de prendre l'ascendant sur moi. Son truc, c'était d'instaurer un jeu d'intimidation entre nous, un peu comme les boxeurs. Donc bon, c'était des insultes, des regards, il me marchait sur les pieds, des trucs qui font partie du jeu, en fait. Et au début, je ne vais pas raconter d'histoires, il gagnait à ce petit jeu-là (rires). Les premiers matchs que j'ai disputés contre lui, ce n'était pas évident pour moi. Je n'étais pas habitué à ça, mais je m'y suis fais petit à petit.
Il a instauré très tôt cette rivalité entre vous, finalement ? Dès les premiers matchs, ouais. D'entrée, on peut dire qu'il ne m'a pas fait de cadeau. Je crois même me souvenir qu'il m'avait glissé un "Welcome in England" après m'avoir mis un coup lors de mon premier match contre lui. Pour lui, c'était normal, ça faisait partie de son jeu, de ce qu'on lui avait appris en Angleterre. Au final, ça a été à moi de m'adapter et d'arriver à faire la différence avec mes qualités.
Il y avait une vraie haine entre vous, ou était-ce seulement dans le jeu ? Non, je ne dirais pas qu'il y avait de la haine, c'était plus dans l'esprit de la rivalité entre nos deux clubs à l'époque. Il savait qu'on allait être en duel à chaque match, donc il jouait le truc à la dure, à la provocation, pour me faire disjoncter. Et justement, les gars de mon équipe m'avaient dit de ne pas entrer là-dedans, et de me contenter de faire ce que je savais faire, juste jouer mon jeu, quoi.
Il y avait beaucoup de coups, forcément ? Oui, bien sûr. Des vrais duels à l'anglaise, en fait. Des coups quand l'arbitre ne voit pas, des insultes tout le match. En même temps, c'est l'esprit anglais. Sur le terrain, on ne fait pas de cadeau.
Combien de temps tu as mis pour t'adapter à ça ? Honnêtement, je ne me rappelle pas, mais je pense que sur les trois-quatre premiers matchs face à...




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