Piratage de Sony : «Une affaire de sécurité nationale» pour la Maison blanche

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Piratage de Sony : «Une affaire de sécurité nationale» pour la Maison blanche
Piratage de Sony : «Une affaire de sécurité nationale» pour la Maison blanche

L'ombre de Pyongyang plane et Washington n'aime pas ça... La Maison Blanche a qualifié jeudi le piratage massif de Sony Pictures de «grave affaire de sécurité nationale», refusant toutefois d'accuser la Corée du Nord. C'est pourtant la piste sur laquelle enquête le FBI et il semble, selon une source interne à Sony, que ce soit à raison. 

Le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest s'est contenté d'affirmer que l'enquête du ministère de la Justice et de la police progressait. Dans tous les cas, a-t-il dit, le gouvernement américain examine «un ensemble d'options» pour répondre à cette cyberattaque qui devraient être «appropriées» et «proportionnelles». 

Le régime communiste nord-coréen a nié être à l'origine du piratage mais l'a qualifié d'«acte légitime».

Un groupe de 1800 hackers d'élite

Plusieurs indices incitent les enquêteurs à étudier sérieusement cette piste. Le code informatique du logiciel malveillant qui a détruit la sécurité du système informatique de Sony était en partie écrit en coréen. En outre, il ressemblait beaucoup aux codes employés dans les virus informatiques qui ont visé la Corée du Sud, notamment en mars 2013. 

Début décembre, l'agence de presse économique Bloomberg affirmait que, selon les enquêteurs, un groupe de hackers avait été localisé dans un hôtel de luxe de Bangkok ainsi qu'à l'université de la capitale thaïlandaise. Selon Bruce Bennett, analyste spécialisé dans la défense chez RAND Corporation, «il y a des indices selon lesquels les pirates informatiques ont travaillé depuis la Chine en utilisant des adresses IP chinoises». CNN a, elle, interrogé le dissident Jang Se-yul, expert en informatique qui a quitté la Corée du Nord il y a sept ans. Il explique que le régime aurait mis en place et formé le «bureau 121», d'une armée ultra-secrète, y compris pour ses membres, de 1800 hackers d'élite, dispersés dans le monde entier pour ...

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