PIP : les premières alertes n'ont pas été entendues

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Il a fallu la dénonciation d'un salarié de l'entreprise pour que les autorités réagissent.

«C'est une délation auprès de nos services qui a déclenché l'inspection chez PIP en mars 2010», concède-t-on à l'Agence du médicament (Afssaps), et pas seulement l'augmentation des taux de rupture de ces prothèses mammaires défectueuses comme le veut la version officielle. Les plus optimistes y verront la confirmation que les pratiques frauduleuses finissent toujours par être mises au jour. Les autres, en revanche, s'inquiéteront de voir que le système de vigilance classique des dispositifs médicaux a été incapable de prendre en compte les signaux d'alertes suffisamment tôt.

Car des signaux, il y en a eu. Le premier date même de l'année 2000 lorsque la FDA (équivalent américain de l'Afssaps) a refusé de donner une autorisation aux prothèses PIP remplies de sérum physiologique. «Il s'agissait de problèmes de qualité et de non-conformité aux bonnes pratiques de fabrication selon la réglementation américaine, se défend-on à l'Afssaps. En outre, la FDA ne n

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