Pinturault sur le toit du monde

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Pinturault sur le toit du monde
Pinturault sur le toit du monde

Seize mille spectateurs surchauffés par les décibels et le houblon, une piste superbe, dont le mur est un juge de paix impitoyable, et Marcel Hirscher, leur idole, en tête au tableau d'affichage : le slalom géant qui ouvre traditionnellement à Sölden, au bout d'une vallée du Tyrol, la Coupe du monde de ski alpin, ne pouvait offrir meilleur scénario au peuple autrichien.

 

Mais il reste encore, pour le troubler, un garçon dans le portillon de départ, un bon gars de Courchevel talentueux qui a gagné la première manche et qui ne cesse de travailler, depuis des années, à se forger un destin de champion : Alexis Pinturault. Et même s'il a pris du volume et des épaules, grâce à une fin de saison dernière supersonique (six succès entre janvier et mars) et une préparation physique estivale acharnée, déloger, devant les siens, le roi du Cirque blanc, ce métronome salzbourgeois qui vient d'aligner les cinq dernières Coupes du monde dans sa vitrine, paraît une mission au-dessus de ses forces. Et Super Pintu va pourtant la remplir, allumant systématiquement du vert sur l'écran géant, signe d'une avance qu'il maintient à chacun des temps intermédiaires et finit même par accroître.

 

Les fumigènes s'éteignent au fil de sa descente, les crécelles et les tambours se taisent et il n'y a plus que la clameur des fan-clubs français pour accompagner son arrivée. Soixante-dix centièmes devant la star, un fossé à ce niveau. Alexis frappe encore, et d'entrée, prouvant qu'il s'installe à l'étage des plus grands.

 

Il dépasse Jean-Claude Killy

 

Avec ce seizième succès sur le circuit, il vient d'ailleurs dépasser le total qui avait fait de Jean-Claude Killy, également auréolé, bien sûr, de son triplé olympique en 1968, la référence inaltérable du ski national. « Le simple fait d'être comparé à lui, l'icône absolue, est déjà flatteur, avoue le douanier de 25 ans. Mais mes ambitions demeurent toutes ...

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