Pinot, des pois et tant de regrets

le , mis à jour à 07:00
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Pinot, des pois et tant de regrets
Pinot, des pois et tant de regrets

Sous la porte du coffre du monospace FDJ qui le protège de la pluie, Thibaut Pinot frissonne. Autour de lui, on s'affaire pour qu'il enfile des vêtements secs. Le leadeur de la formation française ne sait pas encore qu'il s'est emparé de la première place du classement du meilleur grimpeur. Il ne songe qu'à son échec du jour. Présent dans la bonne échappée, il est allé chercher un à un les attaquants.

 

« J'ai gaspillé beaucoup d'énergie dans la vallée, car je savais qu'une fois qu'un coureur prendrait trente secondes ce serait fini. Et Dumoulin a pris trente secondes... » Du coup, sa frustration est grande. « J'ai essayé, mais, comme d'habitude, je n'avais pas de jambes, souffle-t-il. Je ne sais pas si j'ai fait une fringale ou quoi. J'ai donné le maximum et voilà... Je suis déçu encore une fois. »

 

On lui parle du maillot à pois. Il soupire encore : « L'important, c'était de gagner. C'est une occasion de loupée. » Et puis, la nouvelle arrive : pour trois points, Pinot s'empare de la tunique à pois rouges. Cela suffit pourtant à peine à le réchauffer. « Avant de penser au maillot à pois, je voulais vraiment la victoire d'étape pour passer à autre chose, explique-t-il. Ça aurait fait du bien à l'équipe. Mais je suis quand même content de l'avoir, c'est important, c'est un maillot qui me fait rêver. »

 

Dans une formation qui a perdu deux éléments sur abandons (Ladagnous et Pineau), ce titre de meilleur grimpeur peut devenir un bel objectif pour Pinot. « Bien sûr, mais le maillot à pois rime avec victoire d'étape, rétorque-t-il. Il a toujours été associé à des raids, des numéros. Alors, oui, la course n'est pas finie, mais, des occasions, sur le Tour, il n'y en a pas mille... »

 

La pluie a cessé. Pinot file au protocole. On lui suggère que, malgré tout, sa prestation en Andorre est d'un autre niveau que ses désillusions des deux jours précédents. « Non, ça ne va ...

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