Pimco cherche le rendement dans les " linkers"

le
0
(NEWSManagers.com) - " Chez Pimco, nous pensons que les taux d'intérêt réels vont demeurer bas fort longtemps, résultat de la politique de confiscation des banques centrales. La partie courte de la courbe n'est pas attrayante à l'heure actuelle, étant donné qu'elle est très sensible au changement de prix des matières premières, particulièrement celles liées à l'énergie comme le pétrole. Dans l'environnent économique actuel, nous ne prévoyons pas de hausse drastique du prix de ces matières premières. Dans ce contexte, l'équipe " real return " de Pimco se concentre sur le 10 ans" , a indiqué à Newsmanagers Jérémie Banet, senior vice president, portfolio management, à Newport Beach (Californie).

L'intéressé appartient à l'équipe " real return" de Pimco qui se compose de sept personnes " pour moitié de gérants de portefeuille spécialistes des matières premières, l'autre moitié étant constituée d'experts dans le domaine des obligations indexées sur l'inflation (ou " linkers" en anglais)" .
Pimco (qui est devenu une filiale directe d' Allianz après l'avoir été indirectement, par le biais d' Allianz Global Investors) est un des leaders dans la gestion des stratégies à rendement réel. Ce qui inclut la gestion de mandats dédiés ainsi que celle de fonds ouverts, à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de dollars. " Nous avons principalement un mutual fund aux États-Unis et un fonds " global " en Europe. Nous avons également un fonds de matières premières qui investit le collateral en linkers" , précise Jérémie Banet.

" Depuis le début de l'année" , poursuit le gérant de portefeuilles, " nous avons vu une forte demande pour les stratégies à rendement réel et nous avons engrangé 1 milliard de dollars dans notre fonds Global real return en Europe ; notre mutual fund spécialiste des TIPS aux Etats-Unis a drainé 500 millions de dollars, sans compter des mandats importants de la part de banques centrales et de fonds souverains" .

Interrogé sur l'allocation d'actifs, Jérémie Banet explique : " nos portefeuilles sont investis au moins à 80 % en " linkers " . Actuellement l'allocation est plutôt voisine de 90 %, dont 80 % en TIPS américains. Nous nous focalisons sur les bilans de souverains ou d'entreprises de bonne qualité, en investissant par exemple en titres australiens, brésiliens ou mexicains, de même qu'en titres hypothécaires américains avec une duration de 2 ans et un rendement supérieur à 2 %. Nous avons une petite poche de crédit, tandis que le cash représente 2-3 % des portefeuilles. A noter, que, dans les fonds globaux, Pimco sous-pondère les linkers européens, du moins ceux qui sont indexés sur l'inflation européenne et non sur la hausse des prix nationale. Les Français sont pratiquement les seuls, avec les OATi, à proposer des titres liés à l'inflation " domestique" , ce qui est un atout en cette période d'incertitudes prononcées sue la pérennité de la monnaie unique européenne."

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant